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Dans six ans, la Grèce en situation d'avant-crise?

Antonis Samaras estime que son pays sera sorti de la crise d'ici six ans.

Antonis Samaras estime que son pays sera sorti de la crise d'ici six ans. - -

Le chef du gouvernement grec, Antonis Samaras, estime ce lundi 16 septembre que d'ici 6 ans, son pays sera revenu à un niveau de PIB et à un niveau de vie équivalents à ceux d'avant la crise.

La Grèce devrait retourner dans "six ans" à la situation d'avant la crise de la dette qui a explosé en 2010, a estimé lundi 16 septembre à Athènes le Premier ministre Antonis Samaras.

"Nous ne sommes pas encore sortis de l'ornière. Il y a encore des problèmes qu'il faut résoudre", a-t-il indiqué au cours d'une conférence organisée par le Herald Tribune. "Pour la majorité des experts, il ne faut pas de décennies ni de nombreuses générations mais seulement six ans pour que la Grèce retourne au niveau du Produit intérieur brut (PIB) et au niveau de vie d'avant la crise", a-t-il souligné.

Le chef du gouvernement grec s'est félicité des réformes mises en place dans son pays, et de l'application du plan d'assainissement dicté par les créanciers du pays, l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

Des erreurs dans le programme d'aide

Il a toutefois estimé qu'il y avait eu "de sérieuses erreurs dans le premier programme" des créanciers (2010-2012). Il a ajouté que son pays a actuellement besoin de mesures destinées à relancer la croissance. Car les politiques d'austérité ne contribuent pas à l'assainissement de l'économie, qui s'est contractée de 25% au cours des six dernières années.

Antonis Samaras est attendu mardi à Bruxelles pour échanger avec le président du conseil européen, Herman Van Rompuy et le président de la Commission Jose Manuel Barroso, ainsi qu'avec le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia.

La Grèce, qui doit assurer au premier semestre 2014 la présidence semestrielle de l'Union européenne, aspire à une nouvelle aide de ses partenaires afin de réduire sa dette publique et faire face à ses besoins financiers pour 2014 et 2015, évalués à 11 milliards d'euros.

N.G. et AFP