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Comptes de campagne : la dernière présidentielle a coûté 200 millions

L'Etat prend en charge la moitié des dépenses des deux finalistes

L'Etat prend en charge la moitié des dépenses des deux finalistes - -

C'est désormais au Conseil constitutionnel de confirmer ou non le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Pour l'Etat, cela signifierait un gain de 11 millions d'euros représentant la part qu'il prend en charge. Au total, l'élection présidentielle devrait coûter 199 millions.

11 millions d'euros : voilà de combien l'UMP qui soutenait la candidature de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle pourrait ne pas être remboursé. En tout cas si le Conseil constitutionnel, que doit saisir ces prochains jours l'ancien président-candidat confirme le rejet, annoncé vendredi 21 décembre, de ses comptes de campagne par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politique (CNCCFP).

Pour les élections présidentielles, l'Etat, c'est à dire le contribuable, prend, en effet, en charge la moitié des dépenses des deux candidats restant en lice pour le second tour. Soit un peu plus de 11 millions d'euros pour le scrutin de 2012.

Au total, cette présidentielle va couter 199 millions d'euros, soit 10 millions de moins que celle de 2007, en raison d'un nombre inférieur de candidats au premier tour. Sauf si, bien sûr, les 11 millions dûs à Nicolas Sarkozy ne sont pas versés !Les législatives de 2012 vont, de leur côté, coûter, 164 millions.

En 2013, l'Etat consacrera 143 millions d'euros au financement des activités politiques, contre 419,2 millions cette année. En 2013, la dépense va donc baisser de 65,9%. L'an prochain, 59,8 millions seulement seront consacrés à l'organisation des élections partielles, des scrutins en Polynésie et en Nouvelle Calédonie, ainsi qu'au paiement des dernières factures liées aux élections de 2012.

76,2 millions pour les partis politiques

Le poste essentiel de dépenses concernera le financement public des partis politiques. Toutes les formations ayant présenté un nombre minimal de candidats aux législatives peuvent, en effet, prétendre à une subvention annuelle durant toute la législature. Actuellement, 14 partis principaux se répartissent l'essentiel de ces aides.

En théorie 80,2 millions d'euros devraient être budgétés pour 2013. En fait, le montant versé par l'Etat sera légèrement inférieur : 76,2 millions, les partis ne respectant pas la parité hommes-femmes dans la présentation des candidats voyant leur enveloppe réduite. Ce qui devrait toucher principalement l'UMP et dans une moindre mesure le PS.

Patrick Coquidé