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Christian Eckert: "il n'y a pas de différence de position entre le Premier ministre et le président"

Le rapporteur général de la Commission des Finances à l'Assemblée nationale était l'invité d'Hedwige Chevrillon dans Le Grand Journal ce mercredi 18 septembre.

Le rapporteur général de la Commission des Finances à l'Assemblée nationale était l'invité d'Hedwige Chevrillon dans Le Grand Journal ce mercredi 18 septembre. - -

Le rapporteur général de la Commission des Finances à l'Assemblée nationale est revenu, ce mercredi 18 septembre sur BFM Business, sur le cafouillage gouvernemental au sujet de la "pause fiscale".

La "pause fiscale" ne sera "effective qu'en 2015", déclarait mardi 17 septembre le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Le chef du gouvernement parle désormais de "ralentissement fiscal" en 2014, alors que le président François Hollande avait promis de cesser d'augmenter les prélèvements dès l'année à venir. Un cafouillage que n'ont réussi à dissiper ni la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, ni le patron de Bercy, Pierre Moscovici.

Invité sur BFM Business ce mercredi 18 septembre, le rapporteur socialiste de la Commission des finances à l'Assemblée nationale, Christian Eckert, assure que "ce n'est pas le genre de Jean-Marc Ayrault de recadrer le président de la République". Il raconte avoir dîné en compagnie de François Hollande et de son Premier ministre la semaine dernière, et avoir constater qu'il n'y avait pas "l'ombre de la moitié du quart d'une différence entre leurs positions".

Un Budget encore à l'état de projet

Christian Eckert met en garde contre les conclusions trop hâtives sur d'éventuelles hausses d'impôt: "le projet de Budget pour 2014 n'est pas encore déposé", rappelle-t-il. La hausse de TVA et des cotisations retraite et la baisse du quotient familial évoquées dans les médias sont encore sujet à "discussions", affirme-t-il.

"Une chose est sûre, les efforts que nous demandons aux Français sont moins importants que ce que nous pensions réclamer il y a quelques mois". Un revirement dû à une croissance qui "semble un peu meilleure" d'une part, et aux recommandations du FMI de ne pas "casser" la reprise avec des "prélèvements trop importants", d'autre part, explique le rapporteur du Budget.

Il annonce par ailleurs que le gouvernement prépare des mesures pour le pouvoir d'achat, "notamment fiscales, mais pas que". Elles devraient "réserver quelques surprises".

Nina Godart