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Ce que pensent les Français des propositions des candidats à la primaire

Les sept candidats à la primaire à gauche s'affronteront dans les urnes le 22 janvier.

Les sept candidats à la primaire à gauche s'affronteront dans les urnes le 22 janvier. - Thomas Samson - Joel Saget - AFP

Les principales mesures des candidats reçoivent un accueil plutôt positif des Français, selon un sondage publié ce jeudi. L’une d’entre elles, particulièrement, ne devrait pas vraiment plaire aux chefs d’entreprises.

Voilà qui pourrait donner une indication au vainqueur de la primaire à gauche sur la manière d'élaborer son programme définitif. Car selon un sondage Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva, les principales propositions des candidats ont été accueillies par les Français de manières diverses.

L’une d’elles semble être particulièrement populaire: "l’indexation des augmentations de salaires dans les entreprises sur celles des dirigeants" recueille en effet 78% d’opinions favorables, toutes tendances politiques confondues. Tout comme la défiscalisation des heures supplémentaires, proposée notamment par Manuel Valls, et qui recueille l’approbation de 77% des sondés. C’est autant que la baisse de la CSG sur les bas salaires, incarnée par exemple par Arnaud Montebourg.

Près de trois quarts des Français approuveraient également une augmentation du Smic de 10%, révèle l’étude. Tandis que la mise en place d’un service civique obligatoire plaît à 71% d’entre eux.

Les Français majoritairement opposés au revenu universel

En revanche, certaines des propositions s’avèrent être particulièrement clivantes. Si 53% des sympathisants de gauche approuvent le "maintien du niveau de dépenses publiques au niveau actuel", seuls 40% des sondés sont de cet avis.

Même chose concernant "l’augmentation des effectifs de fonctionnaires": si 55% des sympathisants de gauche adhèrent à cette idée, tel n’est pas le cas de la majorité des personnes interrogées (40%).

L’instauration d’un revenu universel de 750 euros, sujet sur lequel les candidats sont partagés, séduit les sondés de gauche (55%), mais pas les Français en général, puisque seuls 38% d’entre eux approuvent l’idée.

Parmi les 10 principales propositions, une seule semble faire l’unanimité contre elle : "inciter fiscalement les entreprises à passer aux 32 heures".

Échantillon de 1.010 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas.

Y.D.