BFM Business

Bruno Le Maire veut accentuer les efforts de la relance sur les petites entreprises et les indépendants

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire - LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

Confirmé à Bercy comme ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire a une nouvelle fois prévenu que le pire est devant nous.

La politique de relance économique menée par le gouvernement sera verte, industrielle et tournée vers "les plus petits", sans oublier la tenue des comptes publics, a promis mardi Bruno Le Maire, confirmé à Bercy comme ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance.

Relancer l'économie constituera "une tâche écrasante (...) au moment où la France affronte sa plus grave crise économique depuis 1929", a-t-il prévenu lors de la passation de pouvoirs entre l'ancienne et la nouvelle équipe ministérielle installée lundi à Bercy.

"Ce sera une relance économique qui accordera d'abord toute son attention aux plus petits, (...) ceux qui ont été touchés le plus durement du pays", a affirmé Bruno Le Maire, qui hérite d'un ministère aux attributions élargies faisant de lui le pilote de cette relance.

"Les faillites sont devant nous"

Il a notamment cité les travailleurs indépendants, au moment où Alain Griset, désormais ex-président de l'Union des entreprises de proximité (U2P), fait son entrée au gouvernement comme ministre délégué aux petites et moyennes entreprises.

"(Ils) ont pris cette crise de plein fouet et (ils) savent encore mieux que nous que le plus dur est devant nous, que les faillites sont devant nous, que les licenciements sont devant nous, que le risque d'appauvrissement des territoires est devant nous", a insisté le ministre. "Le premier rôle qui le notre est d'accompagner les entreprises pendant cette période", a abondé Alain Griset, évoquant un "futur meilleur" à "préparer".

Les autres priorités de la relance seront la transition écologique et la reconstruction de l'industrie, a-t-il détaillé, avec la création d'un ministère délégué à l'Industrie mené par Agnès Pannier-Runacher. "Nous n'allons pas laisser tomber (la) politique de l'offre", visant à améliorer la compétitivité des entreprises industrielles, a affirmé Bruno Le Maire, rappelant l'intention du gouvernement de réduire les impôts de production.

Relance tout en restant "soucieux des comptes publics"

Mais, désormais aussi chargé du Budget, avec Olivier Dussopt nouveau ministre délégué aux Comptes publics, il a estimé qu'"on peut faire la relance et rester soucieux des comptes publics. Je ne vois aucune antinomie entre les deux".

La semaine dernière, la Cour des comptes avait alerté sur la nécessité de pas endetter davantage la France malgré la crise et de prévoir une trajectoire de désendettement. "Nous tiendrons les comptes publics", a assuré Bruno Le Maire.

Auparavant, Gérald Darmanin, ex-ministre des Comptes publics promu au ministère de l'Intérieur, avait affiché son "émotion" de quitter Bercy, se félicitant notamment de la réussite de la réforme du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu.

OC avec AFP