BFM Business

Brexit: Merkel apporte son soutien à Cameron

Angela Merkel rejoint David Cameron sur les réformes demandées.

Angela Merkel rejoint David Cameron sur les réformes demandées. - Lukas Schulze - AFP

La chancelière allemande Angela Merkel a jugé que de nombreuses demandes de réformes formulées par Londres étaient "justifiées". De son côté, le président du Conseil européen Donald Tusk ne semble guère optimiste.

Angela Merkel a apporté un soutien de poids aux demandes de réformes du Premier ministre britannique David Cameron pour éviter le Brexit. "Tout comme David Cameron, je considère aussi comme nécessaire que nous, au sein de l'UE, en fassions plus sur la compétitivité, la transparence et la bureaucratie", a souligné la chancelière allemande devant le Bundestag.

"Il ne s'agit pas juste des intérêts particuliers des Britanniques (...) Bien au contraire, de nombreux points sont justifiés et compréhensibles", même sur le contentieux de la limitation des prestations sociales pour les migrants intra-européens, a-t-elle insisté. "Il est évident que chaque pays membre doit pouvoir protéger son système social contre les abus", a estimé la chancelière, reprenant l'argument de David Cameron pour exiger des coupes dans les aides sociales.

Levée de boucliers

Cette exigence a suscité une levée de boucliers en Europe centrale et de l'est, dont des centaines de milliers de ressortissants sont installés au Royaume-Uni, et bénéficient de ces allocations dès qu'ils ont signé un contrat de travail. Ces pays veulent que la mesure ne soit pas rétroactive. Sous pression des eurosceptiques, David Cameron a promis un référendum sur le maintien ou non de son pays dans l'Union européenne, au risque de provoquer une nouvelle crise majeure au moment où le continent est ébranlé par une crise migratoire sans précédent. Le dirigeant conservateur espère arracher un compromis lors du sommet des 28 chefs d'État et de gouvernement européens jeudi et vendredi à Bruxelles, ce qui lui permettrait d'organiser cette consultation dès le mois de juin.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, n'est guère optimiste. Il dit n'avoir "aucune garantie" que l'UE parviendrait à un accord avec Londres pour empêcher un "Brexit", la sortie du Royaume-Uni de l'Union. "Après mes consultations ces dernières heures, je dois l'avouer franchement: il n'y a toujours pas de garantie que nous parviendrons à un accord", a affirmé le président du Conseil.

D. L. avec AFP