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BKC renonce à Heuliez et ouvre la voie au Turc BrightWell

L'usine d'Heuliez à Cerizay, dans les Deux-Sèvres. D'après le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, Louis Petiet, président de Bernard Krief Consulting (BKC), a renoncé à investir dans l'équipementier automobile français Heuliez, ce qui ouvre la voi

L'usine d'Heuliez à Cerizay, dans les Deux-Sèvres. D'après le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, Louis Petiet, président de Bernard Krief Consulting (BKC), a renoncé à investir dans l'équipementier automobile français Heuliez, ce qui ouvre la voi - -

BOIS-D'ARCY, Yvelines - Louis Petiet, président de Bernard Krief Consulting (BKC), a renoncé à investir dans l'équipementier automobile français...

BOIS-D'ARCY, Yvelines (Reuters) - Louis Petiet, président de Bernard Krief Consulting (BKC), a renoncé à investir dans l'équipementier automobile français Heuliez, déclare le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi.

Ce retrait ouvre la voie à l'investisseur industriel turc appuyé par le ministère, BrightWell Holdings BV, qui souhaite apporter 20 millions d'euros au capital du groupe en difficulté.

Le dossier est devenu politique puisque tant l'Etat français que le conseil régional de Poitou-Charentes, dirigé par la socialiste Ségolène Royal, ont promis d'apporter de l'argent.

Christian Estrosi s'est réjoui du retrait de Louis Petiet, qui n'a pas apporté les 15 millions d'euros qu'il avait promis.

"C'est une très bonne nouvelle, je remercie monsieur Petiet d'avoir été raisonnable, d'avoir accédé à la demande que j'ai formulée, ce qui libère ainsi désormais la possibilité pour BrightWell de pouvoir intégrer le capital d'Heuliez", a-t-il dit à des journalistes, en marge de la visite d'un centre postal à Bois-d'Arcy (Yvelines).

Christian Estrosi a estimé que ces 20 millions d'euros, ajoutés aux 10 millions de l'Etat et aux cinq millions de la région Poitou-Charentes devraient suffire à relancer la société.

"On peut considérer à 99,99% que la chose est faite", a-t-il dit.

Heuliez est basé à Cerizay (Deux-Sèvres), emploie environ 600 personnes actuellement et a été placé en redressement judiciaire il y a près d'un an. L'entreprise entend notamment produire des voitures électriques.

Jean-Baptiste Vey, édité par Gilles Trequesser