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Bien mal acquis: une note à un demi-milliard d'euros pour les criminels

La gendarmerie a réalisé pour 132 millions d'euros de saisies.

La gendarmerie a réalisé pour 132 millions d'euros de saisies. - Jean-Pierre Muller - AFP

Les services de gendarmerie et de police ont confisqué aux criminels de l'argent liquide, mais aussi des immeubles, des voitures de luxe ou encore du matériel électronique. La valeur de ces saisies est en forte hausse.

Au jeu des gendarmes et des voleurs, ce sont les gentils qui ont gagné la bataille l'an dernier. En effet, le bilan des saisies des avoirs criminels en 2014 a fortement augmenté, selon les informations du Parisien.

458.183.530 euros de biens ont été saisis par les forces de l'ordre. Dans le détail, la police nationale a procédé à 325.658.724 euros de saisies soit une hausse de 27% par rapport à l'année précédente. Et la gendarmerie a saisi pour 132.524.806 euros de biens, soit un bond de 37%. Et ces chiffres ne prennent pas en compte deux saisies faites très récemment : deux hôtels de luxe pour un montant cumulés de 102 millions d'euros.

Des chiffres dont se réjouissent la police et la gendarmerie. Ils traduisent "une volonté de l'ensemble des services de développer et renforcer les saisies de biens illégalement acquis dans le cadre de pratiques criminelles".

Compensation pour les forces de l'ordre

Ces biens sont des comptes en banque, de l'argent liquide, des immeubles (600 pour un montant de 330 millions d'euros), des voitures de luxe ou encore du matériel électronique. Ils sont captés puis gérés par l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués.

Cette agence, créée en 2011, peut décider de vendre ces biens aux enchères. Mais elle peut aussi décider de les donner en compensation aux forces de l'ordre. Pour ce faire, elle doit attendre qu'ils aient été confisqués de manière définitive à la suite d'une décision de justice.

Cela concerne principalement les voitures. Sur les milliers de dossiers de confiscations de voitures présentés par la gendarmerie, près de la moitié ont finalement rejoint leur parc automobile. 

D. L.