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Bercy tente de calmer la grogne des fonctionnaires

Gérad Darmanin et Bruno Le Maire, les deux locataires de Bercy.

Gérad Darmanin et Bruno Le Maire, les deux locataires de Bercy. - Martin Bureau - AFP

Dans un entretien conjoint, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin promettent aux fonctionnaires des gains de pouvoir d'achat au cours du quinquennat. Et que les suppressions de postes ne se feront pas brutalement.

Pas sûr que cela suffise à apaiser les tensions entre l’exécutif et les fonctionnaires, visés par plusieurs mesures qu’ils estiment hostiles (suppressions d’effectifs, gel du point d’indice, rétablissement du jour de carence).

Mais Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, respectivement ministre de l’Économie et de l’Action et des Comptes publics, ont tenté de se montrer rassurants, dans un entretien au Monde ce lundi.

Sur la délicate question de la rémunération, les ministres indiquent en effet que "la concertation sur la rémunération dans la fonction publique sera ouverte", sans donner d’échéance précise.

Le mérite mieux pris en compte

"Cela se traduira évidemment par des gains de pouvoir d’achat, notamment en prenant davantage en compte, objectivement, le mérite. La formule d’aujourd’hui, qui est l’augmentation du point d’indice, ça fait 2 milliards d’euros de dépense publique mais très peu d’augmentation de pouvoir d’achat pour chaque agent public", poursuivent-ils.

Au sujet des suppressions de postes, les deux locataires de Bercy annoncent en outre que seules 1600 suppressions auront lieu dans la fonction publique d’État l'an prochain "alors que l’objectif fixé par le président de la République est de l’ordre de 120.000 sur le quinquennat pour l’ensemble des fonctions publiques". Les collectivités pourraient donc bien faire les frais de ce geste d'apaisement.

Y.D.