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Baisse des prévisions d'investissements: "Pas d'inquiétude, mais de la vigilance" pour Agnès Pannier-Runacher (Bercy)

Les industriels français ont revu nettement à la baisse leurs anticipations d'investissement en 2019.

Les industriels français ont revu nettement à la baisse leurs anticipations d'investissement en 2019. - Sébastien BOZON / AFP

Les industriels français ont revu nettement à la baisse leurs anticipations d'investissement en 2019. La secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher, invitée sur BFM Business, y voit "un peu d'attentisme de la part des entreprises" face à l'environnement international.

Les investisseurs se montrent frileux dans l'Hexagone. Les industriels français ont revu nettement à la baisse leurs anticipations d'investissement en 2019: ils tablent désormais sur une hausse de 6%, contre 11% en avril dernier, indique ce mardi l'Insee dans son enquête trimestrielle, qui précise que cette révision à la baisse est plus marquée qu'en moyenne à cette période de l'année (-2 points). L'institut statistique ajoute que les industriels ont revu en hausse les investissements réalisés en 2018: ils les chiffrent à +2%, alors qu'auparavant ils les jugeaient stables.

Interrogée sur BFM Business, la secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher a jugé que cette enquête traduisait "probablement un peu d'attentisme de la part des entreprises au moment où elles arrivent pour préparer leur budget [...] notamment par rapport à l'environnement international". "Le résultat du G7 est plutôt positif sur ce sujet-là, donc on peut penser que ça va un peu apaiser la situation", a-t-elle ajouté. Elle a aussi pointé le "ralentissement par exemple de notre premier partenaire qui est l'Allemagne", ce qui "peut mettre un peu d'attentisme dans les décisions".

Des indicateurs à l'orange

Pour la secrétaire d'Etat, il n'y a "pas d'inquiétude, mais de la vigilance" car "on voit bien qu'il y a quelques indicateurs qui sont orange". "Il faut qu'on reste concentré sur ce qu'on fait, en termes d'investissement productif, en termes d'amélioration de la compétitivité du pays", a-t-elle souligné. "Mais on ne vit pas dans une bulle", a poursuivi Agnès-Pannier-Runacher. "Lorsque l'Allemagne ralentit, s'il y a des tensions commerciales qui sont confirmées, il faudra qu'on sache s'adapter à cet environnement".

J. B. avec AFP