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Arnaud Montebourg défend sa méthode de négociation franche

Dans le journal Libération, Arnaud Montebourg explique qu'il assume ses propos vis-à-vis de la famille Peugeot.

Dans le journal Libération, Arnaud Montebourg explique qu'il assume ses propos vis-à-vis de la famille Peugeot. - -

Le ministre du Redressement productif a été vivement critiqué sur ses passes d’armes avec la famille Peugeot. Il défend sa méthode, destinée à rassembler tout le monde autour des difficultés.

"Mon ministère n'est pas celui des mondanités mais celui du rassemblement patriotique au service de l'industrie française", explique Arnaud Montebourg dans les colonnes du journal Libération paru ce mardi 24 juillet. Le ministre du Redressement productif revient au cours de cette interview sur les propos vifs échangés avec la famille Peugeot, qu'il avait notamment accusée de "dissimulation". Le ministre les assume pleinement et il précise même qu’ils ont été mûrement réfléchis.

"Je ne veux en aucun cas blesser le groupe PSA. Ni ses dirigeants, ni ses salariés. J'ai personnellement une histoire affective avec cette marque, comme beaucoup de Français, déclare-t-il dans cette interview. Mais mon but est de protéger l’avenir de l’entreprise, de ses usines et de ses salariés", poursuit-il.

Pour cela, Arnaud Montebourg explique appliquer "une méthode de négociation franche", son but étant ensuite de "rassembler tout le monde autour des difficultés et les surmonter ensemble". Il souligne aussi que "nous sommes dans une situation d'urgence économique et sociale qui exige que chacun fasse un effort".

Juger sa méthode dans la durée

Concernant les déclarations de Thierry Peugeot, qui l'a accusé de contribuer à fragiliser le groupe en mettant en doute sa gestion, Arnaud Montebourg répond là encore sans ambages qu’il n’est pas "pas le ministre du cours de Bourse mais du redressement de l'économie".

Enfin, le ministre croit à sa méthode et demande à être jugé sur la durée. Il fait le pari que, dans cinq ans, le groupe PSA et bien d’autres seront alors plus puissants qu'aujourd'hui.

Mathieu Sevin et BFMbusiness.com