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Alstom: Hollande se félicite que l'État ait "pris ses responsabilités"

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Le chef de l'État a assumé le recours à la commande publique pour sauvegarder l'activité du site de Belfort.

François Hollande a affirmé mercredi que l'État avait "pris ses responsabilités" en recourant à la commande publique pour assurer "la pérennité" du site d'Alstom à Belfort.

"Le choix qui a été fait, c'est de consolider la filière ferroviaire qui était en interrogation sur son avenir" alors que la situation "faisait planer un doute sur le maintien des sites, notamment le site de Belfort", a ajouté le président de la République lors d'une visite au centre de recherche de Safran à Gagny (Val d'Oise).

"Certains se posent toujours des questions"

Le gouvernement a dû se défendre mardi des accusations de "bricolage" lancées après l'annonce du plan de sauvegarde du site de Belfort, qui passera par l'achat direct par l'État de 15 TGV.

"Certains se posent toujours des questions. Quand l'État est absent, on met en cause son inertie. Mais quand l'État est présent, on s'interroge sur les moyens dont il dispose pour assurer l'avenir", a répondu le Président.

Outre la commande de TGV, Alstom et l'État investiront 70 millions d'euros pour engager la diversification du site de Belfort, qui deviendra notamment le centre européen de référence de la maintenance des locomotives du groupe.

"On ne peut pas remplir des carnets de commandes simplement par la commande d'État. Il était nécessaire, indispensable, de permettre une diversification, de faire en sorte qu'à Alstom aussi, il puisse y avoir le TGV du futur, le bus électrique, bref tout ce qui peut favoriser la diversification", a expliqué François Hollande.

Y.D. avec AFP