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A fin mars, le déficit budgétaire se creusait déjà de 12 milliards d'euros par rapport à l'an passé

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- - Bertrand Guay- AFP

Les conséquences budgétaires de l'arsenal de mesures décidées par le gouvernement, notamment la généralisation du chômage partiel et le report des charges, sont déjà très lourdes à fin mars.

Confinement de l'économie, chômage partiel, report des charges des entreprises entraînant une chute des rentrées fiscales... Autant de mesures pour atténuer les effets de la crise du au confinement qui ont de lourdes conséquences sur le budget de l'Etat.

A fin mars, le déficit budgétaire se creuse ainsi de 11,8 milliards d'euros sur un an pour atteindre 52,5 milliards d'euros.

Flambée des dépenses, chute des recettes

Selon les données publiées mardi par le ministère de l'Action et des Comptes publics, "les premiers effets de la crise sanitaire sont observés en recettes et en dépenses".

Au 31 mars, les dépenses du budget général (hors prélèvements sur recettes) s'établissaient à 84,6 milliards d'euros contre 75,2 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 9,4 milliards. Rien que pour la prise en charge du chômage partiel, la dépense est de 2 milliards d'euros.

Les recettes de leurs côté se replient de 6 milliards d'euros en mars par rapport à mars 2019, avec notamment un recul de 2,8 milliards d'euros des recettes nettes d'impôt sur les sociétés à la suite des reports de règlement des échéances fiscales accordés aux entreprises en difficulté.

"Ces moins-values s'expliquent notamment par l'accélération des remboursements de TVA et par la mise en place par le gouvernement de reports de paiement des échéances fiscales", pour soutenir les entreprises face à la crise, explique le ministère.

Ces baisses sont toutefois compensées par l'amélioration des recettes issues de l'impôt sur le revenu (+4,5 milliards d'euros). 

OC