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Coronavirus: les campings mayennais désertés par les touristes

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Image d'illustration - JEAN-PIERRE MULLER

Les indicateurs "confirment la circulation active du virus" dans la Mayenne. Les professionnels du tourisme, qui ont vu une hausse des annulations de réservation, dénoncent "la médiatisation négative"du phénomène.

Le tourisme en Mayenne pâtit de l'épidémie de Covid-19, avec une fréquentation des campings en recul de 20 à 30% en juillet "après un bon mois de juin", a indiqué mardi l'Office de tourisme du pays de Laval.

Plusieurs nouveaux foyers de Covid-19 ont été identifiés la semaine dernière dans le département, touchant principalement des entreprises et des personnes vulnérables ou précaires dans des structures sociales ou médico-sociales.

Et, depuis lundi, le masque est obligatoire dans tous les lieux publics de 69 communes du département, où les indicateurs "confirment la circulation active du virus", selon une décision de la préfecture de Mayenne.

"La médiatisation négative nous fait mal forcément. Il ne faut pas baisser les bras, (la situation) est très localisée, c'est dans des abattoirs et des foyers d'accueil, c'est clair pour nous Lavallois. Ce qui est sûr, c'est que les dangers sont pour les personnes qui ne respectent pas les gestes barrières", souligne Nicolas Gicquel, directeur de l'Office de tourisme, auprès de l'AFP.

"Il est encore tôt pour faire un bilan. Mais ce qui est sûr c'est qu'il y a beaucoup moins d'étrangers, beaucoup plus de locaux qui consomment de l'activité", observe Nicolas Gicquel.

La Belgique interdit "les voyages non essentiels en Mayenne"

Concernant la fréquentation des campings "on est sur un mois de juillet assez moyen avec moins 20 à moins 30%".

"Il y a pas mal d'annulations, alors qu'il y avait plein d'espoirs que la Mayenne, comme la Creuse, l'Aveyron, fasse partie des territoires ruraux qui allaient bien s'en sortir", souligne Nicolas Gicquel.

"Les sites de loisirs fonctionnent assez bien avec des personnes qui redécouvrent la Mayenne": les chemins de halage sont notamment fréquentés par des familles qui se baladent à vélo. Il y a une "fréquentation de locaux, de personnes qui ne sont pas parties en vacances", note le directeur de l'office lavallois.

Commentant la récente annonce de la Belgique d'interdire les "voyages non essentiels" vers la Mayenne, Nicolas Gicquel souligne que "l'impact économique est très léger". Les étrangers représentent 15% de la clientèle, et les Belges 10% de la clientèle étrangère.

C.C. avec AFP