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Michel-Edouard Leclerc: "il ne faut pas toucher au pouvoir d'achat des Français"

Michel-Edouard Leclerc a appelé le gouvernement à montre davantage de "visibilité".

Michel-Edouard Leclerc a appelé le gouvernement à montre davantage de "visibilité". - -

Le dirigeant des enseignes E.Leclerc était l'invité de BFM Business, ce jeudi 5 septembre. Il a évoqué la consommation et le pouvoir d'achat des Français.

La reprise se ressent aussi chez E. Leclerc. Michel Edouard-Leclerc, le dirigeant des enseignes de grande distribution, invité de BFM Business ce jeudi 5 septembre, a ainsi expliqué entrevoir un léger mieux au niveau de la consommation.

"La consommation tient, elle reste très fragile et les chiffres de juillet et d'août [pour son groupe, ndlr] sont bons" a-t-il confirmé. "Les Cassandre ont eu tort, l'économie française ne s'est pas effondrée", a-t-il ajouté.

Toutefois, il s'est inquiété de la perte du pouvoir d'achat des Français dont "la crise est réelle". Il n'appelle pas le gouvernement à prendre des mesures pour le relancer car "nous n'avons pas l'argent pour [le] booster". En revanche, il a demandé "plus de visibilité". Il est ainsi revenu sur les informations de presse, parue ce jeudi, qui expliquent que le gouvernement pourrait raboter 500 millions d'euros d'avantages fiscaux à destination des familles.

Pour lui, ce débat "n'a pas de sens". "Et d'une manière générale, sur les deux ou trois ans à venir, il ne faut pas toucher au pouvoir d'achat des Français. La France s'est accrochée à une nouveau modèle de développement, et de nouvelles perspectives s'ouvrent. Mais il ne faut pas oublier que c'est la consommation qui tire la croissance en France, ce n'est pas l'export ou l'investissement".

"5 à 30% moins cher" sur les lentilles

Michel Edouard Leclerc est ensuite revenu sur le lancement du site d'optique en ligne de son groupe spécialisé dans les lentilles. Une décision qui a été actée "pour toucher l'ensemble des Français et [leur] faire bénéficier de notre performance sur les prix", dixit le patron des enseignes.

Sur ce dernier point, il pense "que nous serons 5 à 30% moins cher que les spécialistes". Il a indiqué que "les dépenses de santé hors hôpital atteignent aujourd'hui 10% des dépenses totales des ménages. C'est un secteur qui préoccupe donc les Français". Et justement "la question du prix se pose" car ce secteur "est de moins en moins remboursé", a conclu Michel-Edouard Leclerc.

Julien Marion