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Les ventes de tabac baissent mais les recettes pour le fisc et les buralistes grimpent

Les ventes de cigarettes ont baissé de 7% en 2019 mais les recettes des fabricants, tout comme celles de l'Etat ont augmenté avec la hausse du prix du paquet.

2019 aura encore été une année riche pour l'industrie du tabac. Malgré une nouvelle baisse des volumes de ventes (-7%), les recettes des fabricants et des buralistes ont augmenté de 2%. Tout comme les taxes prélevées par l'Etat.

Une performance rendue possible grâce à une hausse des prix d'un euro, réalisée en deux fois pour atténuer son impact sur le marché. C'est la deuxième année que le gouvernement réussit cet exploit.

En 2018, les ventes de paquets de cigarettes avaient chuté de 9% mais l'augmentation des prix d'un euro, là encore réalisée en deux temps, avait permis une hausse des recettes de 5%.

Les industriels et les buralistes estiment toutefois que le marché reste fragile et que leur chiffre d'affaires risque de baisser cette année alors que les prix doivent encore progresser d'un euro d'ici la fin de l'année.

16 milliards d'euros fin 2020

Du coup, ils demandent un gel des prix jusqu'en 2022 pour stabiliser le marché. Bercy est sur la même ligne. Et pour cause : si le chiffre d'affaires devait baisser, les recettes fiscales reculeraient aussi.

Jamais le tabac n’aura rapporté autant d’argent à l’Etat. En octobre dernier, la commission des comptes de la Sécurité sociale assurait que les taxes spécifiques sur les cigarettes allaient ainsi augmenter de 1,7 milliard d’euros entre 2017 et 2020, passant de 11,87 à 13,58 milliards d'euros. Au total, l'ensemble des recettes fiscales (TVA comprise) liées aux ventes de tabac frôleront les 16 milliards d'euros fin 2020.