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Les locaux de Carrefour France perquisitionnés

La DGCCRF a mené une perquisition le 8 février dans les locaux situés à Massy, a reconnu ce dimanche l'enseigne de distribution. Des fournisseurs accusent Carrefour de leur imposer le versement d'une remise comme préalable à la négociation commerciale.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avait indiqué le 9 février avoir procédé à une perquisition dans les locaux d'une enseigne de la grande distribution. On connait désormais son nom.

Carrefour a publié ce 14 février un communiqué où le groupe indique que les agents de la DGCCRF sont venus dans ses locaux de Massy "au sujet de certaines négociations commerciales en cours" rappelant son attachement "à l'application de la réglementation en toutes circonstances".

Plusieurs fournisseurs reprochent au groupe de leur imposer comme préalable à la négociation commerciale pour l'année 2016 le versement d'une remise d'un montant significatif non négociable.

"Si des manquements étaient avérés, le Groupe Carrefour en tirera toutes les conséquences et prendra les mesures qui s'imposent", ajoute l'enseigne, confirmant des informations du Journal du dimanche.

Des rémunérations trop basses

Ce contrôle intervient alors que des discussions sont en cours entre le gouvernement et la grande distribution afin d'amener les grandes enseignes du secteur à revoir leurs pratiques de fixation des prix auprès des industriels et producteurs agricoles, asphyxiés par des rémunérations trop basses.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron avait ainsi souligné vendredi que les contrôles menés par la DGCCRF avaient été renforcés de 70% par rapport à l'an dernier et le seraient jusqu'à fin février. La loi Macron pour la croissance et l'activité votée l'an passé prévoit la possibilité d'amendes allant jusqu'à 5% du chiffre d'affaires des entreprises en cas de pratique abusive.

Depuis le 20 janvier, les manifestations et blocages d'agriculteurs essaiment à travers la France pour protester contre des prix d'achat trop bas de leurs produits.

C.C. avec AFP