BFM Business

Le patron d'un Leclerc interpelle Le Drian sur des tickets de caisse

Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne, doit répondre aux agriculteurs.

Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne, doit répondre aux agriculteurs. - Jacques Demarthon - AFP

Pierre Ollivier, directeur du Leclerc de Lanester dans le Morbihan, a voulu faire réagir Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense et président de la région Bretagne sur la crise qui touche les agriculteurs. Et il a choisi pour cela un moyen de communication original.

La crise des agriculteurs bretons a au moins pour mérite de développer l'imagination. Début février, à l'occasion du 56ème anniversaire de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, des membres des Jeunes Agriculteurs lui ont offert un strip-tease pour dénoncer les prix bas qui donnent l'impression aux agriculteurs de se sentir "déshabillés".

Cette fois, c'est le patron du Leclerc de Lanester dans le Morbihan, Pierre Ollivier, qui leur apporte son soutien d'une manière des plus originales. Il a décidé d'interpeller Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne, sur des tickets de caisse, rapporte Ouest-France.

Lorsque le client paie, il a droit sur son ticket à un message en lettres capitales: "Jean-Yves Le Drian, quelles solutions pour l'avenir de nos agriculteurs???". Le patron de ce Leclerc a eu l'idée le 4 février, lors de la visite du ministre de la Défense dans son magasin.

"Je suis à 100% avec les agriculteurs"

Mais Pierre Ollivier ne s'est pas arrêté là. Il a également installé un panneau lumineux à l'entrée du magasin, où il est écrit: "Je suis à 100% avec les agriculteurs! Il faut que les politiques agissent".

Un moyen de se protéger alors que la colère des agriculteurs monte. À Europe 1 fin janvier, un agriculteur déclarait: "J'ai peur qu'il y en ait qui passent à l'acte, qui mettent le feu aux grandes surfaces. Si on est 1.000, 2.000, 3.000, ça peut faire peur. C'est quand même dommage, si on est obligés, nous, agriculteurs, d'aller mettre le feu pour sauver notre métier. On n'est pas des terroristes, on est juste des humains qui voulons vivre de notre métier".

D. L.