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Le français Saint Mamet, spécialiste des fruits en conserve, est en vente

Fondée en 1953 dans le Gard, la conserverie Saint-Mamet est une nouvelle fois mise en vente. (image d'illustration)

Fondée en 1953 dans le Gard, la conserverie Saint-Mamet est une nouvelle fois mise en vente. (image d'illustration) - Capture Saint Mamet

Repris par un fonds d'investissement il y a un peu plus de deux ans, le groupe français Saint Mamet, spécialiste depuis 1953 des conserves de fruit est remis en vente.

La direction de Saint Mamet confirme la mise en vente de la conserverie. Déficitaire, l'entreprise avait été rachetée en octobre 2015 au groupement de coopératives italien Conserve Italia par le fonds de participations français Florac. Alors que la direction actuelle était en discussion avec son actionnaire pour accélérer le développement de l'entreprise, et intensifier son effort de communication, "Florac a reçu une marque d'intérêt de la part d'un fonds", a indiqué Stéphane Lehoux, PDG de l'entreprise.

"C'est à cet instant que j'ai proposé à Florac de profiter de cette occasion pour s'adosser les services d'une banque d'affaires", en l'occurrence la banque Advisio, a-t-il précisé. Selon Stéphane Lehoux, deux options sont désormais sur la table: "soit un adossement partiel qui compléterait l'actionnariat de Florac, soit une transmission intégrale, tout dépendra du type de profil qu'on aura en face de nous".

Parmi les candidats figurent des fonds d'investissement et des industriels, dont tous ne sont pas des spécialistes de la conserve, mais tous sont français, a-t-il détaillé. Alors qu'un comité d'entreprise extraordinaire doit avoir lieu le 15 mai, Stéphane Lehoux souhaite conclure l'opération "au plus tard le 30 juin".

"Face à nous, on a une concentration à l'achat chez nos clients de la grande distribution, notamment, qui se regroupent", ajoute-t-il pour expliquer son souhait "d'avoir des surfaces financières qui nous permettent d'accélérer notre croissance". "On est le seul industriel du fruit, aujourd'hui, qui est adossé à une coopérative dont 100% des approvisionnements nous sont dédiés", fait valoir le directeur de Saint Mamet. 

Les produits Saint Mamet séduisent à l'international 

Il y voit un atout, à l'heure où "tout le monde rêve d'avoir la maîtrise d'une filière de A à Z" pour garantir la traçabilité des produits aux consommateurs.

Neuf mois après le rachat par Florac, qui comprenait l'activité de production de fruits appertisés (en conserve) et de compotes ainsi que la marque Saint Mamet et son site de production situé à Vauvert (Gard), la direction de l'entreprise avait annoncé un retour à l'équilibre de ses résultats. Afin de sécuriser ses approvisionnements, la société avait conclu en septembre dernier un accord de commerce équitable longue durée, sur 20 ans, avec la coopérative Conserve Gard, qui compte 150 arboriculteurs.

"On a de grosses marques d'intérêt à l'export mais on n'est pas dimensionné pour absorber la demande, malgré les investissements industriels qui ont été faits", déplore Stéphane Lehoux. Annonçant le lancement d'une gamme bio à compter de septembre prochain, il souhaite aller "de plus en plus" vers ce type de produit et rajeunir sa clientèle.

Créé en 1953, Saint Mamet, qui réalise environ 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, emploie près de 200 salariés permanents et plus de 300 saisonniers en pleine saison sur son usine de Vauvert (Gard) et ses locaux de Nîmes.

A.M. avec AFP