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Le Black Friday, c'est quoi?

Les Français devraient dépenser 735 millions d'euros ce vendredi.

Les Français devraient dépenser 735 millions d'euros ce vendredi. - Pedro Pardo - AFP

Phénomène commercial importé des États-Unis, cette journée lors de laquelle les commerçants proposent des soldes conséquents se déroule vendredi 25 novembre.

Largement éclipsé par les attentats de Paris en 2015, le Black Friday devrait connaître un regain de popularité, ce vendredi 25 novembre. Cette journée de soldes, traditionnellement organisée par les commerçants américains au lendemain de la fête de Thanksgiving, marque en règle générale le début de la course aux achats pour les fêtes de fin d'année.

Plusieurs versions sont régulièrement citées pour expliquer l'origine du terme "Black Friday". Mais la plus souvent évoquée reste la suivante: à une époque, l'encre rouge -signe que les comptes étaient déficitaires- était utilisée jusqu'au lendemain de Thanksgiving, soit le jour où les Américains effectuaient leurs achats de Noël. Cette date passée, les comptes étaient de nouveau positifs, et donc écrits à l'encre noire. Une autre version fait plus simplement référence à la marée humaine se ruant sur les magasins. 

Depuis 2014, de grandes enseignes tricolores, telles qu’Auchan, La Redoute, Casino, Darty ou la Fnac, ont décidé elles aussi de lancer leur Black Friday. Le phénomène s’était jusqu’alors imposé principalement sur internet.

Malgré tout, le phénomène peine à s’imposer en France. Selon un sondage Toluna pour LSA, seules 18,2% (+3 points par rapport à l'an dernier) des 1.506 personnes interrogées en France pensent, de manière certaine, acheter lors de cette opération commerciale. 34,1% restent indécis, attendant de voir les offres pour se décider.

Les Européens dépenseront plus de 5 milliards d'euros

Une autre étude du Centre for Retail Research pour le site Poulpeo indique qu'un consommateur français sur trois répondra présent, et que près de 735 millions d'euros pourraient être dépensés à cette occasion.

C'est plus que l'an dernier (632 millions d'euros) mais encore peu par rapport aux 5,5 milliards d'euros de dépenses prévues par les Européens. Une étude de Webloyalty anticipe que les Britanniques devraient ainsi à eux seuls dépenser 1,69 milliard.

En 2014, plus de 50 milliards de dollars avaient été dépensés aux États-Unis.

Y.D. avec AFP