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La justice statue sur l'avenir de la Samaritaine

LVMH va investir 460 millions d'euros pour transformer l'ancienne Samaritaine.

LVMH va investir 460 millions d'euros pour transformer l'ancienne Samaritaine. - -

LVMH veut transformer l'ancien grand magasin en un hôtel de luxe avec une galerie marchande. Le tribunal administratif doit statuer ce 13 mai sur la validité du permis de construire accordé par la mairie de Paris.

Fermée depuis 2005, la Samaritaine est toujours chère au cœur des Parisiens. Des associations de sauvegarde du patrimoine se livrent à une bataille judiciaire contre les projets de transformation de son propriétaire, le groupe LVMH. Le tribunal administratif de Paris doit statuer ce 13 mai sur le recours demandant la suspension de permis de construire accordé par la mairie de Paris.

C'est un projet à 460 millions d'euros, financé intégralement par LVMH, qui doit transformer l'ancien grand magasin en un hôtel de luxe avec centre commercial, bureaux, crèche et logements sociaux. Le PDG de la Samaritaine parle "d'événement architectural majeur pour la capitale".

LVMH plaide pour l'audace architecturale

L'ouverture est prévue à la base pour 2015, puis 2016 et aujourd'hui on parle plutôt de 2017.

Un retard qui ne s'explique par uniquement par les recours successifs déposés par des associations de sauvegarde du patrimoine. Le plus long a été de trouver un terrain d'entente entre toutes les parties, la mairie, les riverains, les monuments historiques.

Le site côté seine est classé. Un processus long et complexe qui a surpris les Japonais, les architectes du projet qui mesurent combien il est "difficile de construire en France"…surtout à 200 mètres du Louvre. LVMH plaide pour l'audace architecturale. "Paris n'est pas un musée et a besoin de se renouveler" peut-on lire sur la bâche qui recouvre l'immeuble rue de Rivoli.

Le titre de l'encadré ici

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LA NOUVELLE SAMARITAINE

>  Un hôtel de luxe de 14.000 m2

> Une galerie marchande de 2.000 m2

> 22.000 m2 de bureaux

> 7000 m2 de logements sociaux

Hélène Cornet avec BFMbusiness.com