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La dénomination "Vin méthode nature" officiellement reconnue

Le syndicat des vins Nature'l a établi sa charte avec les services du ministère de l’Agriculture, de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO) et de la Répression des Fraudes.

Le syndicat des vins Nature'l a établi sa charte avec les services du ministère de l’Agriculture, de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO) et de la Répression des Fraudes. - Alain Julien-AFP

Une charte d'engagement a été définie avec l'INAO, la DGCCRF et le syndicat de défense des vins Nature'l. Le label "Vin méthode nature", qui a sa reconnaissance officielle, suppose un raisin issu de vignes bio, une vendange manuelle, aucun intrant, ni sulfite.

Le label "Vin méthode nature" a été adoubé par la répression des fraudes (DGCRRF) et l'Inao (institut national de l'origine et de la qualité) sous forme d'une charte, explique le site spécialisé Atabula.com. Une dénomination qui va désormais encadrer la catégorie des vins "nature", le terme étant parfois abusivement colporté ou utilisé par des bouteilles ayant fait usage d'intrants.

"En 2019, la Répression des fraudes (DGCCRF) a épinglé une coopérative qui mélangeait vins conventionnels et vins nature pour diluer les teneurs en soufre", explique à Ouest-France, Jacques Carroget, vigneron dans la Loire-Atlantique, président du syndicat de défense des vins Naturel, à l'origine du label qui dispose son logo (cf illustration ci-dessous).

"Jusqu’alors, des gens sans vergogne ont utilisé le mot "naturel" pour mettre en avant des produits qui n’avaient rien à voir avec notre vision des choses" renchérit-il sur le site Atabula.com

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La charte adoptée pour le label exige de chaque cuvée qu'elle provienne de vignes cultivées en agriculture biologique, vendangées manuellement, sans intrants, avec recours seul aux levures indigènes (issues du chai et de l'exploitation) et absence de sulfite (mais avec une possibilité d'ajout de 30 mg/litre, ce qui doit être mentionné explicitement).

Le respect de cette charte supposera des contrôles des domaines viticoles s'en prévalant. Ceux-ci devront "produire des analyses attestant de la teneur en soufre après mise en bouteille. Par ailleurs, trois domaines tirés au sort seront contrôlés chaque année sur la traçabilité, le mode de production bio du raisin, les vendanges manuelles, l’absence de résidus de pesticides et la teneur en soufre" explique Jacques Carroget.

Frédéric Bergé