BFM Business

Kingfisher ne rachètera pas Mr Bricolage

Mr Bricolage ne va finalement pas tomber dans l'escarcelle du numéro un mondial, Kingfisher.

Mr Bricolage ne va finalement pas tomber dans l'escarcelle du numéro un mondial, Kingfisher. - François Nascimbeni - AFP

Le géant du bricolage qui voulait racheter l'enseigne française a admis ce lundi l'échec du projet de rachat de Mr Bricolage.

Le propriétaire de Castorama et Brico-Dépôt ne complètera finalement pas sa collection avec Mr Bricolage. Le géant Kingfisher a reconnu ce lundi 30 mars l'échec de son projet de rachat de l'enseigne française de bricolage, à défaut de pouvoir obtenir les autorisations nécessaires des autorités de la concurrence avant la date limite du 31 mars.

Le groupe britannique, déjà propriétaire de Castorama et Brico Dépôt en France, est entré l'an dernier en négociations exclusives avec Mr Bricolage. Mais ce dernier s'est rétracté, contestant les cessions de magasins proposées par Kingfisher à l'Autorité de la concurrence en France.

Selon une source proche du dossier, environ 60 magasins seraient menacés sur un total de 797 (en franchise pour l'essentiel), un chiffre supérieur à ce qui était anticipé dans le camp français au début des négociations.

Jeudi dernier, Kingfisher avait fait savoir que "sans l'accord de Mr. Bricolage et de l'ANPF (le réseau de franchisés qui est son principal actionnaire), il ne pouvait pas y avoir de feu vert des autorités de la concurrence à la finalisation de l'opération".

Kingfisher envisage "toutes les options"

La famille Tabur, "autre actionnaire important et signataire de l'accord, a confirmé qu'elle désirait toujours accomplir la transaction", avait néanmoins affirmé Kingfisher.

Dans son communiqué de lundi, le numéro un européen du bricolage et de l'aménagement intérieur annonce qu'"en conséquence la transaction ne sera pas menée à bien" et il redit envisager "toutes les options."

Kingfisher est déjà propriétaire en France des enseignes Castorama et Brico Dépot. Avec cette cession, le Britannique, déjà numéro un du secteur, se serait taillé la part du lion dans le marché français où il n'est que numéro 2 avec 25% du marché. Les 12% de Mr Bricolage lui auraient permis de revenir à hauteur de Leroy Merlin. Cette acquisition devait initialement être achevée début 2015. Le deal était censé s'élever à 275 millions d'euros. Le marché français du bricolage, quant à lui, pèse 20 milliards d'euros en France.

N.G. avec Reuters