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Couple: “il faut différencier la double-vie de l’infidélité”

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- - Wyatt Fisher - Flickr

Vivre plusieurs histoires d’amour à la fois, la situation est parfois difficile à vivre mais souvent assumée. Invité de Brigitte Lahaie, Pascal Neveu, psychanalyste estime qu’il faut déculpabiliser ceux qui adoptent ce mode de vie.

La double-vie “n’est pas une maladie”. Pascal Neveu, psychanalyste l’assure et veut “détabouiser” cette pratique et ne pas culpabiliser ceux qui entretiennent plusieurs relations à la fois sur le long terme.

“Ce n’est pas imaginable pour eux, pour elles, de ne pas vivre avec quelqu’un d’autre. Il n’y a pas d’aspect névrotique chez eux, estime le psychanalyste. Ils ne veulent pas faire de mal à qui que ce soit”.

Par ailleurs, Pascal Neveu estime qu''il faut différencier la double-vie de l’infidélité”. Car les adeptes de la double-vie ne cherchent pas à multiplier les conquêtes et sont surtout profondément attachés à leurs compagnes ou compagnons. Désormais, mener une double-vie n'est plus seulement une affaire d'hommes. "Cela ne se disait pas auparavant" mais aujourd'hui des femmes assument aussi de mener plusieurs relations en parallèle explique Pascal Neveu.

Une mode de vie qui peut être "équilibrant"

Derrière ce mode de vie, il y a surtout "un vide à manquer".

"Des personnes ont besoin de passer par une double vie (...). Il y a cette nécessité de vivre avec ces deux parties qui sont équilibrantes pour soi, sinon il nous manque quelque chose, il nous manque une aile. Ca peut être équilibrant à un moment donné, explique Pascal Neveu.

La difficulté est surtout de mener sa vie tout en gérant plusieurs relations à la fois. Pour que cela puisse fonctionner, les adeptes des doubles vie “sont assez clairs sur leurs situation. Ces doubles-vies généralement se vivent bien lorsqu’il y a des doubles vies conjointes”.