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Carrefour: la stratégie de Georges Plassat

AG prévue demain mardi 23 avril chez Carrefour

AG prévue demain mardi 23 avril chez Carrefour - -

A la veille de l'AG de Carrefour, mardi 23 avril, le Figaro révèle que le groupe a renoncé à racheter Darty. Georges Plassat, son PDG, estime qu'une opération de cette ampleur serait mal vue aujourd'hui.

A la veille de son assemblée générale, mardi 22 avril, Le Figaro de ce lundi 22 affirme que Carrefour a renoncé à racheter Darty. Le groupe de distribution aurait étudié le rachat de l'enseigne, mise en vente par le fonds Knight Vinke, mais a refermé le dossier, dissuadé par le prix à payer et jugeant le moment inopportun.

"Georges Plassat, le PDG de Carrefour, sent qu'une opération de cette ampleur risque d'être mal perçue par les investisseurs ", indique Le Figaro, citant un "bon connaisseur" du dossier.

L'opération aurait permis à Carrefour, qui s'est sérieusement posé la question, de trouver une solution pour relancer les rayons non-alimentaires de ses hypers français, son principal point noir, écrit le journal, évoquant également des synergies d'achat et un chiffre d'affaires supplémentaire de 2,8 milliards d'euros en France.

Plassat, un commerçant de la vieille école

Il est vrai que Georges Plassat est un fin connaisseur du secteur. Il a le métier dans la peau, il connait le job. Tout le monde est unanime sur ce point, il est un commerçant de la vieille école.

Tous, en tout cas, lui reconnaissent de vraies qualités professionnelles. Ce qui le caractérise le plus, c'est son franc parlé, ses méthodes expéditives, dire les choses quitte à mettre mal à l'aise son interlocuteur. Chez Carrefour, Georges Plassat est chez lui depuis 2012. Il met son nez partout et n'hésite pas à s'incruster dans des réunions auxquelles il n'était pas convié.

Il va au contact, quand son prédécesseur, Lars Olofsson refusait, lui, de prendre l'ascenseur avec d'autres salariés. D'un naturel plutôt agréable, il refuse néanmoins la contradiction. Les relations seraient plus tendues avec les cadres intermédiaires.

Il veut marquer une rupture avec l'équipe précédente et dit vouloir tailler des croupières à ses adversaires. Ses concurrents de la grande distribution ont déjà pu apprécier le changement de langage.

Hélène Cornet et BFM Business.com