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Burger King remet les pieds en Israël

Un restaurant Burger King israélien en 1999, avant que la franchise ne fasse faillite.

Un restaurant Burger King israélien en 1999, avant que la franchise ne fasse faillite. - Menahem Kahana - AFP

Six ans après avoir quitté la Terre promise, le géant du fast-food devrait rouvrir un premier restaurant à Tel Aviv en février. Comme à Paris, la chaîne mise sur la communication pour créer l'engouement.

Burger King veut croire que son départ voici six ans d'Israël n'était qu'un au revoir. Et l'éternel rival de McDonald's mise pour cela sur la même recette qui a bâti le succès de son retour en France, où la queue ne désemplit toujours pas devant le restaurant de Gare Saint-Lazare. Le groupe évoque son retour depuis 2013, annonçant l'ouverture d'un restaurant l'été prochain, puis celui d'après, puis… Finalement, il semble que cette fois soit la bonne. Le groupe a placardé à Tel Aviv des affiches proclamant "le retour du roi" au pays du King David. Une vaisseau amiral doit être ouvert en février 2016 dans la capitale.

La franchise en faillite en 2010

Un retour en grande pompe pour la chaîne, dont le premier restaurant vendant des Whopper casher a ouvert en 1993. Mais dix ans plus tard, les détenteurs de la franchise se retrouvent endettée à hauteur de 27 millions de dollars. Ils se déclarent en faillite en 2010. Ses 52 restaurants sont transformés en Burger Ranch, une chaîne israélienne de fast-food, elle aussi en faillite, rachetée juste avant par Orgad Holdings.

Si le retour de Burger King a pris tant de temps, c'est aussi parce que les différentes tentatives ont tourné court. En 2014. la marque veut sa revanche. Selon la presse locale, Orgad négocie alors le rachat de 51 de ses 72 restaurants par des investisseurs qui veulent les (re)baptiser Burger King. Mais les négociations capotent.

Finalement en 2015, un nouveau groupe de franchisé, cette fois dirigé par l'homme d'affaires franco-israélien, Pierre Besnainou, obtient la licence Burger King. Son groupe prévoit d'investir 12 millions de dollars pour ouvrir 50 restaurants en cinq ans, dont 6 dès 2016.

N.G.