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Biscuiterie Jeannette: l'offre de reprise de Georges Viana validée par la justice

Le repreneur de la biscuiterie Jeannette veut se positionner sur un créneau haut de gamme.

Le repreneur de la biscuiterie Jeannette veut se positionner sur un créneau haut de gamme. - Charly Triballeau - AFP

Le tribunal de commerce de Caen a validé, ce 24 novembre, l’offre de reprise de l’entrepreneur franco-portugais, soutenue par plus de 100.000 euros réunis grâce au crowdfunding. Le nouveau patron souhaite relancer la production dès le mois de février.

Les madeleines Jeannette peuvent remercier le financement participatif. L'offre de reprise de la biscuiterie déposée par Georges Viana a été retenue, lundi 24 novembre, par le tribunal de commerce de Caen, a annoncé aux salariés Franck Mérouze (CGT).

L’entrepreneur franco-portugais avait réussi à lever au dernier recensement 100.882 euros auprès de 2.076 donateurs via un site de financement participatif, Bulbintown. L’objectif du repreneur est de s’installer dans un nouveau site et de mettre en place une nouvelle ligne de production de madeleines, "car les locaux et le matériel de production existants sont obsolètes et non conformes aux normes alimentaires actuelles", peut-on lire dans la présentation de l’appel à dons.

Une quinzaine d'emplois sauvés

Même si la somme récoltée est le double de celle espérée, elle ne suffira pas à financer l’intégralité du projet de reprise de la biscuiterie. Mais cette collecte permettra de diminuer le montant des prêts nécessaires auprès des banques, et aussi prouver qu’il y a un réel attrait des consommateurs pour le produit. Georges Viana souhaite emprunter 600.000 euros supplémentaires auprès des banques, afin d'embaucher 15 salariés à terme. 

"On voudrait lancer les premières madeleines dès février à Caen avec trois, quatre salariés", a déclaré Georges Viana à l’AFP. Puis de passer à un volume de production plus important au mois de juin ou juillet 2015".

Il souhaiter développer les madeleines Jeannette sur le créneau du haut de gamme afin de faire revivre cette marque crééé en 1850. "On vient de gagner une bataille, maintenant il faut gagner le combat de la production", a déclaré le nouveau patron à l’AFP.

La décision du tribunal de commerce met fin à plusieurs mois de péripéties. La biscuiterie Jeannette a été liquidée en 2013, et employait alors 37 personnes, contre 400 au temps de sa splendeur dans les années 70. Une vingtaine des 37 ex-salariés se relaient depuis le 20 février pour occuper l'ancienne usine, située à Caen, afin d’éviter la saisie des machines. Cinq ex-salariés de la biscuiterie doivent d'ailleurs comparaître le 11 décembre pour l'occupation de l'usine caennaise.

C.C.