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Chine: Burger King épinglé pour des hamburgers périmés

Un restaurant Burger King à Beijing

Un restaurant Burger King à Beijing - WANG Zhao

Dans un reportage diffusé à la télévision chinoise, plusieurs employés de la chaîne de restaurants ont été filmés en train de changer les étiquettes pour falsifier les dates de péremption.

Le géant américain du fast food Burger King a présenté en Chine ses "plus sincères excuses", après la diffusion d'un reportage de la télévision publique épinglant deux restaurants du pays pour avoir utilisé des ingrédients périmés.

Dans une émission très suivie diffusée jeudi par la chaîne CCTV, un employé d'un Burger King de Nanchang (centre) est vu en train de remplacer les étiquettes sur des paquets de pain périmé. Dans un autre restaurant de la ville, un employé falsifie la date de péremption du poulet.

Burger King a assuré "prendre l'incident au sérieux" et avoir fermé les restaurants en question pour inspection, dans un communiqué publié jeudi.

"Notre erreur a trahi la confiance des consommateurs envers Burger King et nous présentons nos plus sincères excuses", ajoute l'enseigne de restauration rapide.

Le sujet suscitait vendredi beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux chinois, dans un pays frappé régulièrement par des scandales alimentaires.

Des scandales alimentaires fréquent dans le pays

"Je suis vraiment déçu. Je ne mangerai plus jamais au Burger King", écrivait un internaute sur la plateforme Weibo. Ces restaurants "devraient être fermés pour de bon", pestait un autre.

Burger King, qui possède plus d'un millier de restaurants en Chine, emploie quelque 25.000 personnes dans le pays. En 2014, les autorités chinoises avaient fermé une usine soupçonnée d'avoir vendu de la viande périmée à de grandes entreprises de restauration dont McDonald's, KFC ou Pizza Hut (groupe Yum).

La Chine est régulièrement confrontée à des scandales alimentaires, allant d'huiles de cuisine recyclées aux oeufs teintés de colorants nocifs. Le scandale du lait contaminé à la mélamine avait provoqué en 2008 la mort de six enfants.

C.C. avec AFP