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Carlos Tavares (Stellantis): "Nous ne prévoyons pas de fermetures d'usines"

Lors de sa conférence de presse sur Stellantis, née de la fusion de PSA et FCA, Carlos Tavares a affirmé sa volonté de créer des synergies entre les 14 marques automobiles, mais sans fermer d'usines.

En fusionnant, PSA et FCA deviennent Stellantis, un groupe à la tête de 14 marques automobiles. La question d'une rationalisation industrielle revient alors même que le maintien des usines a été un engagement formulé par PSA et FCA lorsqu'ils ont officialisé leur projet de fusion en octobre 2019. Lors d'une conférence en ligne, Carlos Tavares, directeur général du groupe, à nouveau rejeter cette idée.

"L'entreprise va s'appuyer sur sa taille et les économies d'échelle pour investir dans des solutions de mobilité innovantes pour ses clients et vise des synergies annuelles de plus de 5 milliards d'euros en rythme de croisière", a expliqué Carlos Tavares en ajoutant que "ces synergies ne se basent pas sur la base de fermetures d'usines résultant de la transaction".

Ces synergies seront avant tout réalisées grâce à plusieurs leviers: des stratégies "avisées" en matière d'achat et d'investissement, des motorisations et des plateformes partagées, ainsi que la mise en oeuvre d'une R&D pour l'ensemble des marques.

"Le pire aurait été de ne pas fusionner"

Carlos Tavares a d'ailleurs expliqué que la force de Stellantis repose sur ses marques. "Avec 14 marques iconiques, nous avons les fondements essentiels pour rebondir. On va même assister au rebond de certaines marques", promet le dirigeant.

Le dirigeant a aussi abordé l'emploi. Sans indiquer dans quelles proportions des postes seraient affectés par la fusion, il affirme que "le pire aurait été de ne pas fusionner".

"Cette fusion nous protège, c'est un bouclier", martèle Carlos Tavares. "Si on n'a pas l'échelle suffisante, on ne peut s'adapter sans coûts très importants et ça créerait encore plus de problèmes sociaux. Les volumes nous permettent d'être compétitifs. La situation sociale aurait été pire sans la fusion".
Pascal Samama avec Julien Rizzo