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Bruno Le Maire s'attend à un dernier trimestre compliqué pour l'économie française

"Je vous dis qu'il y aura un fort rebond de l'économie française en 2021 et que nous pourrons retrouver en 2022 notre chiffre de développement économique de 2019", affirme Bruno le Maire.

"Je vous dis qu'il y aura un fort rebond de l'économie française en 2021 et que nous pourrons retrouver en 2022 notre chiffre de développement économique de 2019", affirme Bruno le Maire. - Ludovic MARIN © 2019 AFP

L'évolution du produit intérieur brut français risque de repartir à la baisse au dernier trimestre. Selon le ministre de l'Economie, il y aura nénamoins "un fort rebond de l'économie française en 2021".

Les conséquences économiques de la crise sanitaire se précisent. Ce vendredi matin, sur Europe 1, Bruno Le Maire a indiqué que le couvre-feu imposé pour faire face à la deuxième vague épidémique pourrait affecter le PIB au dernier trimestre 2020.

"De la même manière qu'au quatrième trimestre nous risquons d'avoir un chiffre de croissance négatif" a déclaré le ministre de l'Economie.

Cette rechute probable de l'économie française "n'est pas une surprise", a ajouté le ministre, expliquant que cette éventualité a été intégrée dans la prévision de contraction du PIB de 10% faite par le gouvernement pour l'ensemble de l'année 2020.

Il a néanmoins ajouté une note optimiste.

"Je vous dis qu'il y aura un fort rebond de l'économie française en 2021 et que nous pourrons retrouver en 2022 notre chiffre de développement économique de 2019", affirme Bruno le Maire.

Un coût global "d’un peu plus de 2 milliards d’euros"

En attendant, les nouvelles mesures sanitaires vont peser sur la croissance. Vendredi soir minuit, le couvre-feu sera étendu à 38 nouveaux départements, en plus des 16 dans lesquels il est entré en vigueur la semaine dernière, a annoncé jeudi soir le premier ministre Jean Castex.

"Si on prend les 56 départements, pour six semaines nous avons un coût global d’un peu plus de 2 milliards d’euros" pour l'économie, a indiqué le ministre.

"Il n'y a pas d'inquiétude à avoir", sur le financement des ces aides, a-t-il toutefois ajouté. "Nous avions prévu 9 milliards d'euros sur le fonds de solidarité, nous n'en avons dépensé que 6, donc nous pouvons tenir jusqu'à la fin de l'année avec les sommes que nous avions prévues", a-t-il ainsi expliqué.

"Si, au-delà, les mesures devaient se prolonger, nous rechargerions les dispositifs", a encore prévenu le ministre.

PS avec AFP