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Dossiers - Page 3

Le député de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignan a proposé ce lundi sur BFMTV ses solutions pour lutter contre le terrorisme islamiste en France trois jours après les attaques dans l'Aude qui ont fait quatre victimes et plusieurs blessés. Le pré...

Nicolas Dupont Aignan

Nicolas Dupont-Aignan a quitté l’UMP en janvier 2007 pour fonder son propre parti, Debout la République, qu’il rebaptise plus tard Debout la France. Un parti qui se réclame du gaullisme et du souverainisme. Maire de Yerres, dans l’Essonne, depuis 1995, il est aussi député et siège parmi les non-inscrits à l’Assemblée. Plusieurs fois candidat, aux élections européennes, et à la présidentielle de 2012, Nicolas Dupont-Aignan a annoncé sa candidature en mars 2016 pour la présidentielle de 2017. Il se décrit comme un “candidat antisystème” et assure qu’il sera présent au second tour - et qu’importe s’il n’a obtenu qu’1,79% des voix en 2012. Depuis, il est crédité d’un score entre 4 et 7%. Il prône le contrôle des frontières, la baisse de l’immigration ou encore la valorisation du mérite. En matière de terrorisme, il veut l’assignation à résidence des personnes fichées S: “l’Etat de droit n’est pas un totem”, affirme-t-il. Nicolas Dupont-Aignan s’était d’ailleurs illustré en 2014 en réclamant la réouverture du bagne de Cayenne pour les jihadistes. Une proposition qu’il soutient toujours.

Nathalie Arthaud, candidate Lutte ouvrière à l'élection présidentielle

Nathalie Arthaud

Porte-parole de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud mène en 2017 sa seconde campagne présidentielle. En 2012, elle avait succédé à Arlette Laguiller pour représenter son mouvement. Elle rassemble alors 0,56 % des voix, soit 202 548 voix suffrage au premier tour. Elle ne donne pas de consigne de vote pour le second tour, considérant François Hollande comme un "faux ami". Nommée candidate de son mouvement en mars 2016, elle attaque frontalement le Parti socialiste et François Hollande. " Nous n'avons jamais fait partie de la gauche gouvernementale, d'un gouvernement qui se prétend de gauche et qui usurpe même l'étiquette socialiste. Nous n'avons rien à voir avec cette politique-là", assure-telle. Conseillère municipale de Vaulx-en-Velin jusqu'en 2014, la candidate est également professeur d'économie et de gestion dans un lycée à Aubervilliers.

Six candidats de l'élection présidentielle 2017.

Election présidentielle 2017

L'élection présidentielle 2017 s'est déroulée les 23 avril et 7 mai 2017. Elle a permis aux Français de choisir un successeur à François Hollande, pour les cinq années suivantes. A l'issue du second tour, Emmanuel Macron a été élu président de la République avec 66,10% des voix, face à Marine Le Pen. Le premier tour de l'élection a opposé 11 candidats, qui ont pu confronter leurs idées et leurs programmes lors de deux débats télévisés. Les résultats du premier tour ont été très serrés, les quatre premiers candidats dépassant les 7 millions de voix (avec un taux de participation de 77,8%). En suffrages exprimés, Emmanuel Macron a recueilli 24%, Marine Le Pen 21,3%, François Fillon 20%, Jean-Luc Mélenchon 19,6%, Benoît Hamon 6,4%, Nicolas Dupont-Aignan 4,7%, Jean Lassalle 1,2% et Philippe Poutou 1,1%. Cette élection a été marquée par de multiples surprises, d'abord lors des primaires ouvertes des deux partis historiques : François Fillon a été désigné candidat pour Les Républicains, face au favori des sondages Alain Juppé, et Benoît Hamon a été désigné candidat du Parti socialiste, déjouant tous les pronostics qui donnaient Manuel Valls ou Arnaud Montebourg gagnants. Ensuite, le coup de tonnerre des affaires Fillon et la perte de vitesse de Hamon, laissant un boulevard au centre à l'ancien ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, à l'origine de son propre mouvement et soutenu par les défecteurs des deux partis, par François Bayrou (MoDem) et par de nombreux acteurs économiques. Enfin, le débat historique entre deux candidats auto-proclamés "anti-système" et la deuxième fois que l'extrême-droite était qualifiée pour le second tour, quinze après l'arrivée au second tour de Jean-Marie Le Pen, père de Marine Le Pen et fondateur du Front national (devenu Rassemblement national). Cinq ans plus tard, les premiers sondages prédisent un scénario similaire pour l'élection présidentielle de 2022, mais les données sont encore incomplètes et la situation de crise inédite.

Jacques Cheminade

Jacques Cheminade

Régulièrement, il réapparaît à la surprise générale: Jacques Cheminade est candidat pour la troisième fois à l’élection présidentielle. A 74 ans, il est le doyen des candidats, et fondateur du parti Solidarité et progrès, épinglé par l’organisme de lutte contre les sectes Miviludes comme “jouant sur la fibre idéaliste et engagée des étudiants”. Il se décrit comme un “gaulliste de gauche” et défend notamment une sortie de l’euro et “un monde sans la City ni Wall Street”, du titre de l’un de ses livres. Inspiré de l’homme politique américain controversé Lyndon LaRouche, Jacques Cheminade s’est fait remarquer par ses propositions parfois iconoclastes. Ainsi, il veut lancer des programmes pour “l’industrialisation de la Lune” et en faire une “plateforme future vers Mars et le reste du système solaire.” Un objectif déjà défendu en 2012, qui figure à nouveau dans son programme de 2017. Aura-t-il suffisamment de parrainages pour mener sa campagne jusqu’au bout? Ca n’est pas certain. Jacques Cheminade a déjà dû renoncer à se présenter plusieurs fois faute de signatures.

François Fillon (LR) - Portrait

François Fillon

Elu de la Sarthe, député de Paris et plusieurs fois ministre, François Fillon a surtout été le chef du gouvernement sous la présidence de Nicolas Sarkozy pendant 5 ans, avant de soutenir sa candidature à la présidentielle de 2012. Il échoue ensuite à prendre la tête de l'UMP lors de l'élection interne de 2012 face à Jean-François Copé. Un scrutin qui laissera la droite longtemps divisée. A l'occasion de la primaire de la droite, il s'est imposé à la faveur d'une fin de campagne canon. Outsider, mais loin des favoris Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, François Fillon s'est finalement imposé très clairement, lors d'un second tour face au maire de Bordeaux. Lancé dans la course très tôt, il affirme être un "candidat qui veut proposer un projet de rupture et de progrès". Son programme économique, libéral, préconise une maitrise stricte des dépenses publiques, veut atteindre 110 milliards d'économies en cinq ans, la suppression des 35 heures et de l'ISF ainsi que celle de la retraite à 65 ans. Sur les sujets sociétaux comme l'éducation, il propose notamment de "réécrire les programmes d'histoire avec l'idée de les concevoir comme un récit national" et souhaite "imposer" aux musulmans de France "les règles communes qu'ont acceptées les chrétiens et les juifs". Pas question cependant de durcir les règles de la laïcité.

Le député de Loire-Atlantique François de Rugy, le 30 mars 2015.

François De Rugy

Elu député de Loire-Atlantique depuis 2007, François de Rugy a fait partie pendant ce quinquennat des écologistes pro-François Hollande, face à ceux, dans sa famille politique, favorable à une rupture avec le gouvernement de Manuel Valls. Il a été co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale jusqu'à cette scission. Depuis septembre 2015, il est président du "Parti écologiste", regroupant les anciens d'Europe Ecologie-Les Verts qui dénoncent une "dérive gauchiste" du parti de Cécile Duflot et Yannick Jadot. Il est candidat à la primaire de la gauche, en tant que représentant de ce mouvement. En guise de programme, François de Rugy a publié "un projet pour une France de tous les progrès". Avec une part belle faite aux questions environnementales, comme la promesse de 100% d'énergie renouvelable en 2050, 0% de transport terrestre carboné en 2025 ou encore la mise en place d'une stratégie nationale pour la végétalisation des villes. Mais le candidat à la primaire de la gauche souhaite aussi basculer les cotisations familles sur la CSG, un prélèvement à la source, ou imposer des critères écologiques dans les marchés publics.

Benoît Hamon sur les bancs de l'Assemblée nationale. -

Benoît Hamon

Chef de file de l'aile gauche du PS, Benoît Hamon a lancé sa campagne en août 2016 pour la primaire organisée par le PS. Deux ans auparavant, fin août 2014, il avait quitté le gouvernement de Manuel Valls après une série de critiques acide à l'encontre de l'exécutif. Il y avait d'abord exercé en tant que secrétaire d'Etat à la consommation, puis en tant que ministre de l'Education. Après son départ du gouvernement, il redevient député des Yvelines: il s'oppose à la loi Macron ainsi qu'à l'inscription dans la Constitution de la déchéance de nationalité pour les Français bi-nationaux condamnés pour terrorisme. En parallèle, il s'attache à faire reconnaître le burnout comme maladie professionnelle. Benoît Hamon se décrit comme un anti-Manuel Valls. Il promet l'abrogation de la loi El Khomri, et souhaite instaurer un revenu universel. Il veut également introduire une dose de proportionnelle aux législatives, et mettre en place un "plan massif" pour la formation des professeurs. A l'issue de la primaire de la Belle alliance populaire, Benoît Hamon a été désigné comme le candidat de la gauche à la présidentielle, en s'imposant largement face à Manuel Valls.

L'opinion en direct, avec Elabe

L'opinion en direct

Chaque semaine, "L’Opinion en direct" interroge les Français au plus près de l’actualité. Ils sont sollicités pour réagir à une ou plusieurs questions liées à l’actualité politique, économique ou sociale. "L’Opinion en direct" permet par exemple d’évaluer l’adhésion des Français à l’annonce de nouvelles mesures ou de saisir leurs perceptions et leurs attentes sur un thème particulier. Les enquêtes "L’Opinion en direct" sont réalisées par Elabe, pour BFMTV auprès d’échantillons représentatifs de la population française.

Serge Atlaoui qui s'est vu infliger la peine de mort en 2007.

Serge Atlaoui condamné à mort en Indonésie

Serge Atlaoui a toujours nié être à l'initiative d'un trafic de drogue. Dix ans après son interpellation en Indonésie, le Français se bat contre pour une condamnation à mort et l'imminence d'une exécution. C'estle premier Français risquant d'être exécuté depuis 38 ans, dans le cadre judiciaire d'une peine de mort. Bénéficiant d'un soutien sans faille de sa femme, épousée en prison en 2007, avec laquelle ils ont eu un enfant aujourd'hui âgé de quatre ans, Serge Atlaoui a également le soutien du gouvernement et du président de la République. La France a haussé le ton, relevant de "graves dysfonctionnements de la justice indonésienne" dans son dossier.

Elections municipales 2014

Elections municipales 2014

Les 23 et 30 mars 2014, les électeurs français ont été invités à renouveler leur conseils municipaux. Une élection qui fut le premier scrutin national depuis la victoire de la gauche à la présidentielle et au Parlement en 2012. Une élection en forme de test pour François Hollande et sa majorité socialiste, alors que l'exécutif était à la peine dans les sondages. Retrouvez, ici, portraits des candidats, reportages sur le terrain, analyse des enjeux électoraux et actualité des municipales 2014 à Paris, Marseille ainsi que la totalité des communes...

Lavrilleux, Copé, Lambert, Sarkozy, les protagonistes de l'affaire Bygmalion

Affaire Bygmalion

L'affaire des comptes de campagnes de 2012 débute lorsque la presse révèle des soupçons de surfacturation à l'UMP par son agence Bygmalion, pour la campagne présidentielle du candidat Nicolas Sarkozy. Des fausses factures, pour un montant estimé jusqu'à 17 millions d'euros, émises dans le but de masquer les dépassements de frais de campagne. Mis en cause dans ses liens d'amitiés avec les dirigeants de Bygmalion, Jean-François Copé a bénéficié d'un non-lieu. Son ancien directeur de cabinet et ex-directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy, Jérôme Lavrilleux, admet sur BFMTV qu'« il y a eu un dérapage sur le nombre […] d'événements organisés dans le cadre de cette campagne ». Nicolas Sarkozy est mis en examen pour « financement illégal de campagne électorale ». Il encourt un an d'emprisonnement et 3750 euros d'amende. Le procès doit avoir lieu en mars 2021 mais il est reporté de quelques mois de l'hospitalisation d'un des avocats atteint du Covid-19. Alors que l'ancien président de la République clame son innocence, Guillaume Lambert, l’ex-directeur de campagne en 2012 assure avoir alerté le candidat sur l'emballement des dépenses. Jérôme Lavrilleux ajoute que l'instruction ne s'est pas faite par le parquet national financier mais par un juge indépendant.