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Café et cigarettes pour ne pas trop penser aux siens

"Sous une des tentes d’Idomeni, Yassin, un fermier de la région de Deir Ez-Zor en Syrie, nous offre le café. Derrière lui, Najar, une vielle dame asthmatique tient le bébé de six mois de sa belle-fille, avec laquelle elle a fui elle-aussi Deir Ez-Zor quand Daesh a pris la ville. Ils attendent depuis deux mois une ouverture de la frontière. Le mari de Najar, qui a perdu ses yeux dans un bombardement, est déjà en Allemagne avec leur fils. Ils ont vendu tous leurs biens pour payer les passeurs. Yassin aussi espère arriver en Allemagne, où sa femme et ses fils l’attendent. Yassin a des problèmes de tension, mais il passe ses journées à boire du café et fumer des cigarettes 'pour ne pas trop penser aux siens' avec lesquels il reste en contact avec son smartphone."

Texte Pierre Brunet ; photos Anaïd de Dieuleveult pour Solidarités International

A la rencontre des réfugiés en Macédoine et en Grèce