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Attente perpétuelle et sans objet

"Dans le camp de Tabanovce, à la frontière entre la Macédoine et la Serbie, le temps semble s’être arrêté, pour la plupart des 700 réfugiés, dans une attente perpétuelle et sans objet. Cette frontière-là aussi est fermée. Iman, une ancienne institutrice syrienne qui a fui Deir Ez-Zor avec six de ses enfants quand Daech est arrivé, n’a plus d’argent pour payer un passeur. Elle a dû payer 150 dollars par tête pour le passage en bateau, avec ses enfants, entre la Turquie et la Grèce. Ils ont marché à pied de la Syrie à la Turquie. Depuis deux mois, elle reste ici dans l’espoir de rejoindre l’Allemagne où son mari et l’un de leurs enfants sont déjà arrivés. Iman n’attend plus maintenant qu’une seule chose : 'Que Dieu fasse quelque chose pour l’aider'. Dieu est attendu à Tabanovce."

Texte Pierre Brunet ; photos Anaïd de Dieuleveult pour Solidarités International

A la rencontre des réfugiés en Macédoine et en Grèce