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Jean Durand et Folco Baroncelli

"Un sombre drame se nouait et le gardian se retrouvait toujours cocu. Il faisait les frais de l'histoire. Immanquablement. Je ne sais pas pourquoi mais le gardian, voilà, c'était le cocu. Il battait le chef de gare dans cet emploi. Alors, il s'était trompé, il l'apprenait, il sautait sur son cheval et partait au galop comme un fou. Arrivé au taillant des Saintes-Maries, entre 'le Sauvage' et 'l'Amarée', il sautait dans le Rhône et se noyait. Dans tous ces films camarguais, tu coupais âs au gardian cocu qui partait se noyer au taillant des Saintes. Comme si c'était pas assez triste d'être cocu... qu'il faille en plus se noyer!" Jacques Durand dans André Bouix, gardian de Camargue, 1980.

Avec l’aimable autorisation du Palais du Roure

Rencontres d'Arles - La Camargue, le berceau du western bouillabaisse