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La plus grosse perle naturelle d'eau douce vendue pour plus de 300.000 euros

La "Sleeping Lion pearl", vendue pour plus de 300.000 euros aux Pays-Bas

La "Sleeping Lion pearl", vendue pour plus de 300.000 euros aux Pays-Bas - REMKO DE WAAL / ANP / AFP

Mieux connue sous le nom de "Sleeping Lion pearl", la perle a été vendue pour 320.000 euros aux enchères aux Pays-Bas.

La plus grosse perle naturelle d'eau douce du monde répertoriée, qui a appartenu jadis à l'impératrice Catherine II de Russie, a été vendue aux enchères aux Pays-Bas pour 320.000 euros vendredi.

"La perle a été vendue pour 320.000 euros", a déclaré la maison d'enchères Venduehuis sur son site internet à l'issue de la séance.

Connue sous le nom de "Sleeping Lion pearl" ("Perle du Lion Dormant") en raison de sa forme, cette concrétion nacrée de presque sept centimètres de long pour un poids d'environ 120 grammes s'est probablement formée dans la première moitié du XVIIIe siècle dans les eaux chinoises, peut-être même dans la Rivière des Perles dont l'embouchure se situe en Mer de Chine méridionale.

Achetée par un commerçant japonais

D'après la maison d'enchères, c'est une des trois plus grosses perles naturelles (d'eau douce ou d'huître) connues. Elle a été achetée par un commerçant japonais. Elle était évaluée entre 340.000 et 540.000 euros (entre 400.000 et 637.000 dollars).

Vers 1765, la perle a été transportée jusqu'à Batavia (aujourd'hui Jakarta, la capitale indonésienne) par un marchand hollandais. Treize ans plus tard, elle a été vendue aux enchères à Amsterdam et acquise par la "Grande Catherine" de Russie, a expliqué Venduehuis dans un communiqué.

L'impératrice a gardé cette perle au palais de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg jusqu'en 1796. Dans la période troublée qui a suivi la mort de Catherine II, elle a disparu, puis on a retrouvé sa trace en Pologne.

La perle a été achetée en 1865 par un orfèvre néerlandais et est restée dans sa famille pendant des générations. Elle a été acquise en 1979 par la "Société perlière d'Amsterdam" à des fins de recherches historiques.

C. P. avec AFP