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Nice: malgré l'interdiction, les terrasses chauffées sont de retour

Depuis le 31 mars 2022, les restaurateurs ne peuvent plus chauffer leurs terrasses, exception faite si ces dernières sont couvertes et fermées.

Il suffit de lever la tête pour les apercevoir. Les chauffages sont de retour sur les terrasses niçoises avec la chute des températures sur la Côte d'Azur. Une chaleur, pas franchement du goût de tous les clients. "Généralement, j'essaie de trouver des bars en terrasse où ce n'est pas chauffé, mais j'ai eu du mal à en trouver près de chez moi", s'étonne un Niçois sur BFM Nice Côte d'Azur.

Interdit depuis le 31 mars 2022

Car théoriquement depuis le 31 mars 2022, les restaurateurs ne peuvent plus chauffer leurs terrasses, exception faite si ces dernières sont couvertes et fermées. Pourtant du côté de Nice, la règle ne semble pas toujours respectée.

"Je savais que ce bar était chauffé, c'est pour ça que je suis venu ici. Je privilégie vraiment ces terrasses", confie de son côté un client au micro de BFM Nice Côte d'Azur.

Une amende de 1500 à 3000 euros

Certaines vieilles habitudes sont tenaces, même si certains parviennent à mettre un peu de chaleur dans leur établissement sans utiiliser ces installations. "Les restaurateurs s'adaptent, puisqu'ils nous ont donné des petits plaids, donc franchement là on est plutôt bien, ça ne me dérange pas qu'il n'y ait pas de chauffage, tant pis", estime de son côté une autre cliente.

"C'est embêtant, mais ce n'est pas grave parce qu'on va dans des endroits où il y a du monde, donc c'est plus convivial et on se réchauffe avec le monde, c'est pas mal aussi", considère pour sa part un autre client installé à un bar niçois.

Mais les plaids et autres poêles à granulés ne sont pas toujours suffisants. Certains restaurateurs dénoncent des mesures difficilement applicables et très contraignantes. "Je suis en train de réaliser les travaux pour être aux normes, mais en attendant je continue de chauffer ma terrasse", raconte l'un d'eux à BFM Nice Côte d'Azur.

"C'est ça ou les clients partent, les clients ne sont pas assez habitués au froid et ne sont jamais assez couverts, c'est eux qui nous demandent d'allumer le chauffage", poursuit ce dernier.

En cas de contrôle, les professionnels s'exposent à une amende de 1500 euros, voire 3000 euros en cas de récidive.

Manon Aversa avec Alixan Lavorel