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Alpes-Maritimes: des gens du voyage installés sur une route départementale à La Roquette-sur-Siagne

90 caravanes sont installées sur cette route en travaux depuis le 2 janvier. Elles devront quitter les lieux à la fin du mois.

La cinquième fois en deux ans. Une trentaine de familles de la communauté des gens du voyage se sont installées sur une route départementale en travaux à La Roquette-sur-Siagne, dans les Alpes-Maritimes. Depuis le 2 janvier dernier, 90 caravanes sont présentes au grand désarroi du maire, Christian Ortéga.

La municipalité dénonce notamment des branchements de fortune réalisés pour avoir accès à l'eau ou à l'électricité. Un tuyau a par exemple été branché au compteur d'une jardinerie avoisinante.

"Mon gros soucis, c'est de voir un branchement qui est fait comme cela, n'importe où, n'importe comment. L'eau, ce n'est pas grave mais l'électricité quand on voit tous les câbles au sol, qu'un enfant peut s'électrocuter comme ça... Ca me fait monter les poils", déclare Raymond Albis, adjoint au maire en charge de la sécurité au micro de BFM Nice Côte d'Azur.

"On ne peut pas disparaître"

Mais la municipalité ne peut rien faire contre l'installation de gens du voyage sur cette route départementale. Si leur présence est illégale, le maire est de son côté obligé de leur proposer une aire d'accueil. Ce qui n'est actuellement pas le cas.

"Ce sera très compliqué sur notre territoire du littoral, que cela soit de Mandelieu jusqu'à Nice, de trouver des terrains de deux à trois hectares qui permettent d'avoir 90 caravanes avec l'accessibilité, la mobilité et le fait de ne pas gêner les 'populations classiques'", affirme le maire de La Roquette-sur-Siagne à BFM Nice Côte d'Azur.

Sur le département des Alpes-Maritimes, seulement trois aires d'accueil sont mises à disposition des gens du voyage: l'aire "La Palmosa" à Antibes et "La Provençale" à Vallauris qui dispose chacune de 40 places et celle Saint-Isidore à Nice avec 50 places. Un nombre jugé insuffisant par les premiers concernés.

"Il faut bien qu'on soit quelque part, on ne peut pas disparaître. C'est très compliqué parce que c'est vrai que les aires d'accueil sont souvent remplies et nous on doit repartir à chaque fois. Là où on est ça ne va pas, ça pose problème partout. Il n'y a pas de solutions", regrette Nathalie, issue de la communauté des gens du voyage.

Les 90 caravanes devront quitter les lieux à la fin du mois de janvier mais n'ont pour l'instant pas de solutions quant à leur prochain emplacement.

Camille Nowak avec Marine Langlois