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Cette moto électrique sportive peut voir à 360°

Via la technologie BlackBerry, la marque de moto canadienne Damon dévoile au CES une moto électrique bourrée de capteurs.

Via la technologie BlackBerry, la marque de moto canadienne Damon dévoile au CES une moto électrique bourrée de capteurs. - Damon

Via la technologie BlackBerry, la marque de moto canadienne Damon dévoile un engin électrique bourré de capteurs pour plus de sécurité, tout en préservant des performances de sportive.

Le Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas fait aussi la part belle aux deux-roues. Parmi les grosses nouveautés moto du salon, la start-up canadienne Damon a dévoilé sa première moto, l’HyperSport. Avec des performances de supersportive et une bardée de capteurs, cette Damon HyperSport veut tailler des croupières à Zero Motorcycles et Harley Davidson sur le segment de la moto électrique.

"Redéfinir ce qu'est une moto"

"Cette moto n’a rien de commun avec ce qui s’est déjà fait sur le segment de la moto. Elle est pleine d’électronique, de sotfwares et de technologies, qui la rendent plus sûre et augmentent aussi l’expérience utilisateur, nous confie Derek Dorresteyn, directeur d’exploitation de Damon en charge du développement moteur. Faire de la moto est un peu dangereux, mais l’industrie n’en parle pas vraiment. Nous allons redéfinir ce qu’est une moto".

Damon a ainsi intégré des capteurs, radars et caméras sur cette moto, pour donner au conducteur une vue à 360°. Pour traiter les informations recueillies, Damon s’est associé avec BlackBerry. "En basant CoPilot, notre système propriétaire de sécurité à 360°, sur la technologie BlackBerry, certifiée pour sa sécurité, Damon Motorcycles mettra sur le marché les motos électriques les plus sûres", affirme au site spécialisé Carscoop Jay Giraud, cofondateur de Damon.

Au total, la moto "surveille" une quarantaine de véhicules qui l’entourent, et avertit le conducteur d’un danger potentiel. "Par exemple, si une voiture se rapproche trop rapidement, le conducteur est prévenu via un retour haptique dans les manettes de freinage, qui vibrent, ou des alertes visuelles [sur l’écran placé entre les deux poignées du guidon, ndlr]", poursuit Derek Dorresteyn. Une caméra placée à l’arrière, au niveau du feu stop, permet d’informer le conducteur de ce qui se passe derrière sa moto, sans avoir à tourner la tête.

Cette moto électrique dispose d'une autonomie de presque 500 kilomètres en conduite urbaine.
Cette moto électrique dispose d'une autonomie de presque 500 kilomètres en conduite urbaine. © Pauline Ducamp

Plus de 300 kilomètres d'autonomie sur autoroute

Toute cette sécurité se marie avec des performances dignes d’une supersportive. La Damon HyperSport peut ainsi atteindre les 320km/h en vitesse de pointe, grâce à une puissance équivalente à 200 chevaux, et peut réaliser un 0 à 100 km/h en moins de 3 secondes.

Son allure est celle d’une moto de course. Mais grâce à sa technologie électrique, et au mode Shift, c’est surtout une moto du quotidien. "Shift permet via un bouton d’adapter la configuration de la moto selon différents modes, explique Derek Dorresteyn. Cela fait évoluer le guidon, les cale-pieds, l’assise, d’une position de course, très aérodynamique, à une position plus en hauteur, plus droite et donc plus adaptée pour la conduite en ville".

Avec toutes ces technos, quid de l’autonomie? Damon promet 200 miles, soit environ 323 kilomètres d’autonomie sur autoroute, et près de 300 miles, soit environ 500 kilomètres, en ville. En accélération, la Damon est au niveau de la LiveWire, le tout nouveau modèle électrique d’Harley-Davidson, mais avec deux fois plus d’autonomie. Un critère qui pourrait faire la différence, au même titre que celui du tarif.

Le prix s’annonce lui bien inférieur à celui de la Harley, annoncée à partir de 33.900 euros en France. L’Hypersport démarre à 24.995 dollars (environ 22.500 euros) et elle est déjà disponible à la commande pour des livraisons prévues en 2021 en Amérique du Nord.

Et en Europe? "C’est un marché essentiel pour nous, les Européens possèdent une très belle culture moto, précise Derek Dorresteyn. Nous avons hâte d’aller les rencontrer".
Pauline Ducamp, avec Chloé Baïze