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Réparer soi-même sa voiture, une activité qui reste tendance en France

L'auto-réparation, une activité pratiquée par près de 10 millions de Français.

L'auto-réparation, une activité pratiquée par près de 10 millions de Français. - Oscaro

Malgré un certain désamour pour l'automobile, les Français ne rechignent pas à effectuer eux-mêmes certaines opérations d'entretien ou de réparations sur leurs véhicules, bien aidés par les forums et tutos disponibles facilement sur internet. En plus des économies à réaliser, cette activité s'inscrit aussi dans une démarche permettant de partager plus de moments avec ses proches.

Les Français n'hésitent pas à mettre les mains dans le cambouis: c'est ce qui ressort du premier baromètre Oscaro publié ce jeudi. L'occasion pour le site spécialisé dans la vente de pièces détachées de s'intéresser à ce qui constitue un vivier important de clients.

10 millions de pratiquants

Premier constat de cette étude menée avec l'institut BVA*, un nombre important d'automobilistes français, 28%, qui se déclarent comme des adeptes de l'auto-réparation, ce qui revient à avoir effectué au moins une opération d'entretien ou de réparation au cours des 24 derniers mois. 

"Nous nous attendions à un chiffre moins élevé, commente Jan Löning, directeur général d'Oscaro. Cela représente 10 millions de Français ce qui peut être considéré commun un phénomène de masse. Plus globalement, cela s'inscrit dans un développement du DIY (pour "Do it yourself" ou le "faire-soi-même"; ndlr) qui concerne le bricolage, la décoration, le jardinage mais aussi l'automobile."

L'alliance du numérique et de l'humain

En plus des conseils fournis par les proches, amis ou famille, la diffusion des connaissances techniques sur internet, via les nombreux forums et tutoriels disponibles en ligne, joue aussi un rôle clé. Près d'un auto-réparateur sur deux déclare consulter régulièrement des conseils de la communauté en ligne, indique l'étude. Le site d'Oscaro dispose d'ailleurs de sa propre page dédiée et des experts en mécanique sont joignables par téléphone pour donner des conseils et orienter vers l'achat des bonnes pièces détachées.

"C'est complètement dans l'ADN d'Oscaro, le premier frein à lever c'est le manque de connaissances, explique Jan Löning. La progression peut être assez rapide: on commence par changer un balai d'essuies glaces pour ensuite passer à des opérations de plus en plus complexes."

Si le fait de pouvoir réaliser des économies reste la première motivation des adeptes de l'auto-réparation, cette activité apporte aussi des sentiments positifs comme la fierté, montre l'étude d'Oscaro, et permet de partager un moment avec ses proches: 54% disent pratiquer cette activité à plusieurs. 

Des jeunes et des femmes

L'étude tend également à casser certaines idées reçues: on compte ainsi 40% de femmes parmi la communauté des auto-réparateurs et 38% de personnes âgées entre 18 et 34 ans. 

"Cela nous rend plutôt optimistes dans un contexte de désamour pour l'automobile, notamment chez les jeunes", note Jan Löning.

Mieux comprendre son garagiste

Un public mieux informé, qui peut aussi mieux appréhender une visite chez le garagiste, alors même que cette profession souffre d'une image assez négative

"Nous n'opposons pas l'activité d'auto-réparation avec celles des professionnels: il faut parfois des connaissances plus poussées et les équipements lourds nécessaires à certaines opérations, remarque Jan Löning. En comprenant mieux à quel point une réparation est complexe, on réalise plus facilement le travail à effectuer."

*Enquête d’opinion réalisée par BVA auprès d’un échantillon représentatif de 1003 automobilistes français en charge de l’entretien de leur véhicule entre le 12 et le 18 juin 2019 et une autre menée par Oscaro auprès d’un échantillon de 1640 clients entre le 6 et 10 juin 2019.

Julien Bonnet