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Prendre certains médicaments ou conduire, il faut (vraiment) choisir

Les pharmacies lancent une grande campagne de sensibilisation liée à la conduite sous l'emprise de médicaments à risque

Les pharmacies lancent une grande campagne de sensibilisation liée à la conduite sous l'emprise de médicaments à risque - Sécurité routière

La Sécurité routière, l'ordre national des pharmaciens et le ministère de la Santé ont lancé le 22 mars une campagne visant à mieux informer le public sur les dangers liés à la prise de médicaments avant de conduire.

3,4%. C'est la part des accidents mortels sur la route liés à la prise de médicaments. Cela peut sembler faible, mais cela représente tout de même de trop nombreux drames qui auraient pu être évités. Pour y remédier, la Sécurité routière, l'Ordre national des pharmaciens et le ministère de la Santé ont signé ce mercredi 22 mars une convention pour mieux informer le public sur ces risques liés à la consommation de médicaments.

Campagne d'information

Cette initiative se traduit notamment par une vaste campagne d'information lancée dans les pharmacies, avec des affiches, dépliants et des fiches pour rappeler la signification des trois pictogrammes justement prévus pour évaluer les différents risques sur la conduite.

L'occasion de revenir sur leur signification: 

le jaune "niveau 1" préconise de "ne pas conduire sans avoir lu la notice", l'orange "niveau 2" de "ne pas conduire sans l'avis d'un professionnel" et le rouge "niveau 3" de ne pas conduire du tout et de demander l'avis d'un médecin pour connaître la durée nécessaire avant de reprendre le volant.

La liste des médicaments à risque élargie

Sans surprise, les traitements mis en cause dans les accidents mortels sont dans la moitié des cas des benzodiazépines (anxiolytiques ou somnifères), des produits consommés par plus de 11 millions de personnes en France selon un rapport de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) publié en 2014.

La liste des médicaments à risques vient également d'être élargie dans un arrêté publié au journal officiel il y a quelques jours. La molécule bromazépam, qu'on retrouve notamment dans le Lexomil, passe ainsi du niveau 2 au niveau 3.

Niveau d'alerte relevé également pour d'autres molécules présentes dans différents anxiolytiques comme le Xanax, la Tranxene ou le Valium. Toujours en niveau 3, on retrouve également des antiépileptiques et anesthésiques. L'ANSM a également prévu de mettre à jour plus régulièrement la liste des médicaments déconseillés.

De bons réflexes à adopter

Quelques conseils de bon sens:

- si possible et en cas de doute,

- tester les effets d'un médicament chez soi avant de prendre le volant.

- Eviter de mélanger avec de l'alcool ou de consommer plusieurs médicaments porteurs d'un avertissement.

- Une fois sur la route, roulez encore plus prudemment que d'habitude et surtout n'hésitez pas à vous arrêtez au moindre signe d'effets anomaux ressentis. 

Julien Bonnet