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Dans tous les nouveaux véhicules d'Europe, l'appel d'urgence devient obligatoire le 1er avril

A partir du 1er avril, tous les nouveaux véhicules européens devront disposer de l'E-call paneuropéen 112, un système d'appel et de géolocalisation.

Voir les secours arriver sur les lieux de l’accident avec précision, même si la victime est inconsciente, c'est l’un des objectifs de l'E-call 112 paneuropéen. Ce nouveau dispositif devient obligatoire dans une semaine, le dimanche 1er avril, sur tous les nouveaux véhicules homologués.

Comment ça marche?

En pratique, un bouton SOS sera installé sur tous ces nouveaux véhicules. Il sera relié à un boitier standard, commun à l’ensemble de l’Europe, doté d’une carte SIM. En cas de choc violent, marqué par exemple par le déclenchement des airbags, un appel arrive sur une plateforme d’assistance commune à toutes les marques.

Si la personne ne répond pas, les secours sont automatiquement déclenchés. Le véhicule est géolocalisé précisément grâce au GPS. Des données comme le type de voiture sont également transmises afin d’affiner le type de secours à envoyer. Le Syndicat national des sociétés d’assistance (SNSA) estime qu’il faudra en moyenne 75 secondes maximum pour envoyer alors l'aide.

  • Grâce au bouton SOS, les occupants pourront également passer directement un appel en cas d’accident ou pour signaler avec précision un événement, grâce à la géolocalisation de leur propre véhicule. Le SNSA estime que 30.000 appels seront traités en France en 2018, 400.000 en 2020.

D’où ça vient?

La généralisation de l’appel d’urgence a été envisagée dès 2009, avant de prendre en 2013 la décision de le généraliser. C’est le cas cette année. Selon des chiffres communiqués par la Commission européenne, l’E-Call pourrait épargner 2500 vies chaque année en Europe, le temps étant crucial dans l’envoi des secours.

Certains constructeurs le proposent depuis longtemps, comme Peugeot qui depuis 2003 a mis en place un système d’appel d’urgence. En 2016, le Groupe PSA annonçait que 2,3 millions de ses véhicules en étaient équipés. BMW et Ford sont également des précurseurs de cette technologie.

Qui paye?

Les autorités européennes souhaitaient que le dispositif ne soit pas payé par les automobilistes. Selon l'EENA (European Emergency Number Association), cité par Challenges, le coût d’une centaine d’euros sera à la charge du constructeur.

Pauline Ducamp