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Comment se forment les bouchons?

Alors que Bison Futé annonce une journée noire ce samedi, en direction des stations de ski, comment se forment ces bouchons que vous risquez malheureusement de rencontrer sur la route des vacances?

Le trafic s’annonce chargé ce week-end en direction des stations de ski. Alors que les académies de Montpellier, Paris et Toulouse rejoignent la zone A déjà en vacances depuis une semaine, Bison Futé annonce que ce samedi est classé orange dans tout l’Hexagone, et noir en Auvergne-Rhône-Alpes. L'occasion de se poser une question simple: comment se forment les bouchons que vous risquez de rencontrer sur la route des vacances?

L’automobiliste, premier responsable

Le premier responsable du bouchon n’est souvent pas un événement exceptionnel (accident, travaux etc), mais l’automobiliste lui-même. Selon Libération, c’est à partir d’une moyenne de 2000 véhicules par heure circulant sur une même voie que les conditions sont réunies pour la formation des embouteillages.

Sur cette route chargée, le bouchon se forme souvent à cause d’un conducteur plus lent. En roulant un peu plus doucement que les autres véhicules, il oblige le véhicule derrière lui à ralentir, puis celui de derrière, celui encore derrière, jusqu’à ce que ce dernier automobiliste s’arrête. Le bouchon s’est créé. Si le flux de voitures, comme un fluide, peine à s’écouler sur une même voie, c’est donc plus un comportement inapproprié qui déclenche réellement le processus du bouchon.

Le chercheur allemand Martin Treiber, de l’Université technique de Dresde (Allemagne), a ainsi conçu en 2008 un simulateur de bouchons. Il se base sur trois cas de figures: une bretelle d’insertion d’autoroutes, des travaux sur l’axe principal et une déviation. Le résultat ne rate jamais: un embouteillage se forme.

Changer de file ne sert à rien

Bien au contraire! En changeant de file, l’automobiliste arrive plus lentement dans la circulation de sa nouvelle file. Résultat: il risque de perturber cette file, et donc le risque de bouchons se déplace. En 1999, une étude américaine de Donald A. Redelmeieir, de l’Université de Toronto au Canada, et Robert J. Tibshirani, de l’Université de Stanford en Californie, sur une dizaine de minutes, deux files de voitures embouteillées avancent en moyenne à la même vitesse. Mais pas en même temps. Les automobilistes ont donc l’impression que la file voisine avance plus vite, mais ce n’est qu’une illusion. Patience donc reste le seul conseil, si vous êtes pris dans les embouteillages ce week-end!

Pauline Ducamp