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Peugeot étudie son retour aux 24 heures du Mans

La Peugeot 908 HDi FAP aux 1000 km de Spa en 2010

La Peugeot 908 HDi FAP aux 1000 km de Spa en 2010 - Wikimedia commons -DoomWarrior

Le patron de Peugeot a indiqué que la marque étudiait son retour dans la course de référence du championnat du monde d'endurance. Ne manque qu'une condition: que ce retour ne représente pas un investissement trop lourd.

Peugeot va mieux. Son SUV 3008 représente déjà un carton en termes de ventes et a décroché il y a quelques semaines le titre de voiture de l'année. Le récent rachat d'Opel à l'américain GM vient en outre symboliser le retour en bonne forme financière, faisant de nouveau de PSA le deuxième groupe automobile en Europe, derrière Volkswagen et devant son compatriote Renault-Nissan.

Deux conditions sur trois réunies pour revenir au Mans

Quoi de mieux pour célébrer cette bonne forme qu'un retour dans la couse de référence du championnat du monde d'endurance: les 24 heures du Mans. Au salon de Genève, le patron de la marque au lion, Jean-Philippe Imparato, a ainsi confié à nos confrères d'Autocar que Peugeot pourrait bien faire revenir sur le mythique circuit de la Sarthe... faisant au passage un appel du pied aux organisateurs. 

"Nous avons toujours dit que nous ferions notre retour si trois conditions étaient réunies: premièrement, que notre marque redevienne bénéficiaire, deuxièmement, que nous gagnions le Dakar et troisièmement, que le coût de cette compétition ne dépasse pas les 200 millions d'euros par an, a confié le dirigeant. Les deux premières conditions sont réunies, la troisième pas encore. Nous étudions donc notre retour, mais le règlement devrait évoluer pour être moins coûteux".

Rester à trois équipes en LMP1

Avec le retrait d'Audi annoncé en 2016, seules deux équipes sont toujours présentes en LMP1: Porsche et Toyota. Pour rester à trois écuries, les organisateurs pourraient donc faire modifier le règlement afin de rendre les investissements moins coûteux pour les marques. Le patron de PSA Carlos Tavares avait déjà indiqué qu'une évolution concernant les règles à respecter en termes d'aérodynamisme pourrait déjà permettre de limiter les coûts. 

Confronté à de lourdes pertes, Peugeot s'était retiré du championnat d'endurance LMP1 en 2012. La marque avait pourtant brillé dans la compétition lors de ses cinq années de participation, remportant le Mans en 2009.

Julien Bonnet