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Paris: les cyclistes manifestent pour "libérer" l'avenue Leclerc

La place Victor et Hélène Basch est bloquée plusieurs heures par jour.

La place Victor et Hélène Basch est bloquée plusieurs heures par jour. - BFM Paris

Les associations de cyclistes et de riverains manifestent ce samedi pour défendre le projet de réaménagement de l’avenue Leclerc, dans le 14e arrondissement de Paris. La mairie souhaite faire plus de place aux piétons et aux cyclistes mais le préfet s’y oppose.

C'est l'une des portes d'entrée de Paris et l'un des axes les plus embouteillés de la capitale. L'avenue du Général Leclerc qui relie la Porte d'Orléans à Denfert-Rochereau est devenue la nouvelle place à défendre des cyclistes.

Regroupés au sein d'un collectif baptisé "Libérer Leclerc", cyclistes et riverains organisent ce samedi une manifestation pour dire "non à l'autoroute du 14e".

Création d'une piste cyclable bidirectionnelle 

En cause, l'opposition du préfet de police au projet de réaménagement de cet axe très fréquenté. Après plusieurs mois de concertation avec les habitants, la mairie de Paris défend un projet de réaménagement qui prévoit la création d'une piste cyclable bidirectionnelle et d'une deuxième voie de bus. La circulation automobile serait ainsi réduite de cinq à deux voies.

Le projet prévoit de passer de 5 voies de circulation à 2 avec la création d'une piste cyclable et d'une voie de bus supplémentaire.
Le projet prévoit de passer de 5 voies de circulation à 2 avec la création d'une piste cyclable et d'une voie de bus supplémentaire. © Libérer Leclerc

Le préfet rebaptisé #MichelBagnole

Le projet qui doit permettre "d'apaiser" cet axe a reçu l'avis négatif du préfet de police Michel Delpuech. Rebaptisé #MichelBagnole sur les réseaux sociaux, les cyclistes s'agacent de la position du préfet.

"Comme souvent, le préfet s'oppose au progrès et privilégie les déplacements automobiles au détriment de la population locale qui souffre quotidiennement du bruit, du stress et de la pollution générée par l'autoroute Leclerc", écrit le collectif.

La préfecture de police craint de son côté que la réduction du nombre de voies ne congestionne davantage l'avenue et empêchent les véhicules de secours d'intervenir. Un faux argument pour le collectif qui note les difficultés actuelles de ces véhicules pour circuler.

"Le maintien de 5 voies de circulation motorisée est la garantie d'amener un flux soutenu de voitures dans les carrefours dont vous craignez le blocage", écrivent-ils dans une pétition en ligne adressée au préfet.

Ils demandent à Michel Delpuech d'engager de nouvelles discussions pour aboutir à un deuxième avis "dans le respect de la concertation menée depuis deux ans".
Carole Blanchard