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VIDÉO - Comment Alpine fabrique sa nouvelle A110

L’usine historique de Dieppe (Seine-Maritime) fabrique de nouveau des Alpine. Le PDG de Renault Carlos Ghosn et le ministre de l'Economie Bruno Lemaire ont officiellement inauguré la production cette semaine. Visite des coulisses du retour d’Alpine.

"Alpine is back." L’affiche bleue s’étale en grand à l’entrée du site Alpine de Dieppe, en Seine-Maritime. Entre deux nuages noirs, le ciel bleu fait des clins d'œil aux berlinettes bleu électrique installées sur le parking. Après 22 ans d’absence, des Alpine rugissent de nouveau sur le mythique site industriel.

L'entrée de l'usine Alpine de Dieppe (Seine-Maritime). Après 22 ans, la production de l'Alpine est de retour.
L'entrée de l'usine Alpine de Dieppe (Seine-Maritime). Après 22 ans, la production de l'Alpine est de retour. © Kevin Delamourd

A la recherche de l'ADN Alpine

Ouvert au début des années 60 par Jean Rédélé, le créateur d’Alpine originaire de Dieppe, l’usine produisait depuis 1995 et la fin de la marque bleue des modèles Renault Sport. 5.500 Clio RS sont sorties des chaines l'an dernier. En 2018, ce sont plusieurs milliers d'Alpine A110 qui sortiront des chaînes. La berlinette moderne a conservé le nom de son ancêtre. 1995 au minimum, la série limitée "Première Edition", qui souligne le retour d'Alpine. Pour marquer le coup, le PDG de Renault Carlos Ghosn et le ministre de l'Economie Bruno Lemaire ont officiellement inauguré la ligne cette semaine, en coupant un ruban tricolore dans le tout nouvel atelier tôlerie de l'usine.

L'Alpine A110 version XXIe siècle est en effet entièrement en aluminium, une caisse en blanc (la structure de la voiture) entièrement collée.

"C'est une exclusivité mondiale!", ne manque pas de rappeler Bernard Ollivier, directeur général adjoint d'Alpine et mémoire vivante de la marque.

Environ 80 salariés travaillent ainsi dans cet atelier, où des robots collent puis fixe des rivets sur les éléments. Résultat: l'Alpine ne pèse que 1.080 kilos, et avec 252 chevaux, ses performances collent à son ADN de sportive légère.

Si la validation a été donnée pour produire les Alpine de série, seules des versions de série sortent pour le moment de la chaine.
Si la validation a été donnée pour produire les Alpine de série, seules des versions de série sortent pour le moment de la chaine. © Pauline Ducamp

Plus de la moitié des Alpine commandées sont bleues

Une fois passé à un premier contrôle qualité, la voiture fait une petite étape par l'usine de Sandouville pour la cataphorèse, ce passage dans un bain qui évite la corrosion. Elle revient ensuite pour la peinture. Trois couleurs seulement sont disponibles au lancement: noir, blanc et bleu électrique métallisé Alpine. Plus de la moitié des Alpine sont commandées dans cette teinte. Le catalogue devrait s'étoffer avec l’arrivée de la version de série, dans le courant de l'année.

Après la peinture, la voiture est assemblée en partie manuellement sur la chaîne. Si seulement 4 caisses sortent actuellement, soit 2 à 3 voitures finies par jour, une trentaine de caisses (et donc à peu près autant de voitures finies) pourraient sortir en vitesse de croisière avec deux équipes de l'usine.

Alpine a sorti une série limitée de 1955 exemplaires, baptisée "Première Edition".
Alpine a sorti une série limitée de 1955 exemplaires, baptisée "Première Edition". © Kevin Delamourd

Pour l’instant, les 392 salariés se concentrent sur les pré-séries (véhicules pour les essais presse, pour les tests en concession), avant de commencer la production des 1.955 de la première série limitée, baptisée "Première Edition". Commercialisés à 58.500 euros, cette version dispose de nombreux équipements. La version de série, annoncée plutôt au second semestre, devrait être elle facturée entre 50 et 55.000 euros.

Pauline Ducamp, avec Kevin Delamourd