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Essai - Nouvelle Coccinelle, à peine sortie, déjà collector

La nouvelle Coccinelle se décline à travers différentes variantes comme la Dune ou la Denim.

La nouvelle Coccinelle se décline à travers différentes variantes comme la Dune ou la Denim. - JB

Volkswagen donne un coup de jeune à sa Nouvelle Coccinelle, qui a remplacé la New Beetle il y a déjà 5 ans. Un créneau du néo-rétro sur lequel la marque allemande s'est depuis longtemps faite distancer, notamment par une certaine Mini ou par la Fiat 500.

En conduisant cette nouvelle "Nouvelle Coccinelle", on est pris d'un étrange sentiment: celui de conduire un véhicule qui, à peine sorti, est presque déjà collector. Si rien n'est encore confirmé chez Volkswagen, il semblerait en effet que cette version sera bien la dernière depuis le retour du modèle mythique en 1998, il y a déjà 18 ans.

La revanche de la première néo-rétro?

Car si Volkswagen est justement à l'origine de la vague néo-rétro qui n'en finit plus d'inspirer les designers -et pas seulement dans l'automobile- la formule ne fait plus vraiment recette. Si le succès de la New Beetle est incontestable avec 1,2 million d'exemplaires vendus dans le monde et 26.000 en France, sa remplaçante, la "nouvelle Coccinelle" lancée en 2011, n'a pas vraiment eu le même accueil. La faute sans doute à une certaine lassitude et à des concurrentes de poids sur ce créneau des compactes polyvalentes néo-rétro avec notamment les différentes Mini et multiples déclinaisons de Fiat 500. 

Cette "Nouvelle Coccinelle", ici en version Dune, en est déjà a sa troisième génération depuis son retour en concession en 1998.
Cette "Nouvelle Coccinelle", ici en version Dune, en est déjà a sa troisième génération depuis son retour en concession en 1998. © JB

Avec des prix s'étalant entre 22.000 et 35.000 euros, la Cox n'est clairement plus la voiture du peuple. Un positionnement prix assez élevé qui s'explique par un aspect néo-rétro toujours tendance et par le bon niveau de finition et de qualité perçue chez Volkswagen. 

Agréable à conduire

Sur les petites routes de Corse où Volkswagen avait convié la presse pour assister à l'envol de cette nouvelle Coccinelle, les sensations sont au rendez-vous. Mention spéciale pour le 4 cylindres 1,4 litre essence de 150 chevaux associé à une boîte mécanique BVM6 qui répond parfaitement bien.

Le diesel 2 litres de 110 chevaux en boîte automatique s'est montré un peu plus capricieux, en ayant un peu de mal à trouver son rythme lorsqu'on le pousse dans ses retranchements. A noter que si toutes les motorisations sont épargnées par le malus en 2016, elles n'y échapperont pas l'an prochain avec le durcissement du barème. En attendant une éventuelle Cox électrique que VW pourrait bien sortir dans sa campagne de purification post-dieselgate.

Les tarifs assez élevés du coupé-cabriolet contribuent à son positionnement de niche.
Les tarifs assez élevés du coupé-cabriolet contribuent à son positionnement de niche. © JB

Côté carrosserie, cette nouvelle Coccinelle est proposée en version coupé ou cabriolet. Difficile de résister à la tentation de rouler cheveux aux vents (avec une ouverture/fermeture de capote en roulant, jusqu'à 50 km/h, toujours pratique) et un volume de coffre un peu plus grand. Mais la raison pourrait nous pousser à opter pour le coupé avec une meilleure isolation sonore et un volume de coffre un peu plus important (310 litres contre 225 litres pour le cabriolet).

Le coffre de la version cabriolet est vraiment petit en comparaison avec le coupé.
Le coffre de la version cabriolet est vraiment petit en comparaison avec le coupé. © JB

Hommage personnalisé

Pour la personnalisation du design extérieur et intérieur, Volkswagen joue à fond la carte de la nostalgie. Bon, elle a déjà une bonne bouille, cette nouvelle Cox, encore plus dans sa finition Denim avec surpiqûres sur le tissu de la sellerie imitation jean, tout comme la capote. Même les pochettes kangourous pour les passagers arrières rappellent les poches arrières du célèbre pantalon, avec petite étiquette rouge "Denim" façon Levi's. Les plus raffinés préféreront les versions "Design" ou "Couture Exclusive", particulièrement soignées. 

La finition Dune rend de son côté hommage aux rallye-raids Baja qui se courent depuis les années 60 dans le désert entre Californie et Mexique avec notamment des Cox très modifiées. La Dune de 2016 est ainsi relevée pour la forme d'un centimètre, mais c'est surtout la seule version à pouvoir accueillir le moteur 2 litres TSI de 220 chevaux qui n'était malheureusement pas de la partie lors de notre essai. 

Cette Cox se veut ainsi ultra-personnalisable avec douze teintes possibles pour la carrosserie, des stickers (dont un spécial "Choupette, à découvrir dans la suite du test) et neuf couleurs pour la planche de bord. On reste également sous le charme des nouvelles jantes, dont les "Graphite Circle" pour rester dans l'ambiance rétro.

La version Denim en rouge Tornado avec les belles jantes Graphite Circle
La version Denim en rouge Tornado avec les belles jantes Graphite Circle © JB

"LE" Truc: une Cox connectée mais en manque d'équipements

Avec le combiné Mirror Link, Carplay (Apple) et Android Auto, le système embarqué de la Coccinelle s'offre une mise à jour pour répondre aux standards du marché. L'écran tactile de 6,5 pouces se montre réactif avec une utilisation intuitive. De nombreux boutons physiques subsistent sur les côtés de l'écran, idéal pour les réfractaires au tout-tactile.

Petite déception en revanche du côté des équipements de sécurité et d'assistance à la conduite. Cette nouvelle Cox est en effet assemblée sur l'ancienne plate-forme qu'utilisaient les Golf 5 et 6. S'il y a bien, en option, un détecteur de fatigue (qui fonctionne en repérant l'absence de "présence" au volant!) ou le régulateur de vitesse, celui-ci n'est pas adaptatif, contrairement à ce qui est proposé sur la Golf 7. On oublie également le freinage d'urgence et l'aide au parking, un peu dommage pour une citadine mais on mettra ça sur un côté finalement plus rétro que néo!

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Le chiffre: 35 comme Choupette... ou presque

Parmi les nombreuses options de personnalisation proposées par VW sur cette nouvelle Coccinelle, on note en particulier un très joli habillage avec des stickers "racing" affichant fièrement le numéro 35. Une manière de rendre hommage à Choupette, la plus célèbre des Coccinelle... le tout sans froisser Disney. Le producteur des films mettant en scène la voiture reste en effet propriétaire des droits entourant notamment l'utilisation du chiffre 53 que porte l'héroïne à quatre roues.

Nos versions pour cet essai: TSI: 1,2 litre 105 chevaux et 1,4 litre 150 chevaux (boîtes auto et méca) TDI: 2,0 litres 110 chevaux et 150 chevaux (boîtes auto et méca)

La plus puissante Nouvelle Coccinelle affiche 150 chevaux sous le capot.
La plus puissante Nouvelle Coccinelle affiche 150 chevaux sous le capot. © JB
Julien Bonnet