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Les ventes de véhicules utilitaires sauvées par la vente à distance

Pour limiter la casse pendant la crise sanitaire, le secteur n'a au aucune aide de l'état. Il s'appuie sur les différentes facettes de la vente à distance.

Pour limiter la casse pendant la crise sanitaire, le secteur n'a au aucune aide de l'état. Il s'appuie sur les différentes facettes de la vente à distance. - -

Les véhicules utilitaires sont au coeur d'un modèle commercial qui a limité la chute des ventes pendant la crise sanitaire. Il s'achètent à distance et profitent de l'essor de la vente en ligne.

Le 1er décembre, la mauvaise nouvelle est tombée. Le CCFA annonce que le marché automobile français a reculé en novembre de 27,03%. Cette baisse concerne les voitures particulières neuves. Côté utilitaires, les choses se passent mieux ou en tous cas, beaucoup moins mal.

En novembre les ventes de ces véhicules n'ont baissé que de 3,9% (36.127 immatriculations). Ce chiffre est d'autant plus positif qu'en novembre 2019, les ventes d'utilitaires légers avaient baissé de 6,2% (37.578 immatriculations).

Pour limiter la casse pendant cette période compliquée, le secteur n'a au aucune aide de l'Etat. Il s'appuie sur les différentes facettes de la vente à distance.

"Les ventes de voitures ont été plombées par la fermeture des concessions alors que pour les utilitaires, il n'y en a pas. Tout se passe à distance par tous les moyens possibles, Internet, mails, téléphone et même télécopies. Les particuliers n'ont pas l'habitude d'acheter à distance, ça creuse l'écart", explique à BFM Business une porte-parole de la division véhicules utilitaires de Renault.

Un effet Amazon

Les ventes se font en effet par des vendeurs "sociétés" qui eux aussi travaillent à distance. Même si les sites sont fermés, le travail se poursuit avec un planning établi très en avance. Et pour cause, l'acquisition de ces véhicules ne peuvent être remis à plus tard. Cette nécessité s'appuie aussi sur leur mode d'acquisition.

"La plupart des professionnels qui utilisent des flottes ne les achètent pas, elles les louent pour des durées limitées via des sociétés de location. Quand les contrats arrivent à terme, les utilitaires sont changés", précise Renault.

Mais durant la crise sanitaire, d'autres phénomènes, moins prévisibles, ont soutenu la vente d'utilitaires.

"Lors du confinement de novembre, le BTP a continué à travailler et leur besoin n'a pas ralenti". Mais les ventes ont aussi bénéficiés de la vente en ligne avec une sorte d'effet "Amazon". "Le ecommerce a été un levier sur l'activité, plus il s'est développé, plus il a fallu des véhicules", nous a confié Renault Véhicules Utilitaires.

Ces éléments pourraient permettre à ce secteur de réduire les pertes sur l'ensemble de l'année 2020. Sur les onze premiers mois, les véhicules utilitaires légers (moins de 5 tonnes) subiront une baisse de moins de 18%, soit environ 10 points de moins que pour les voitures particulières.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco