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Les livreurs parisiens ont désormais l'interdiction d'utiliser des Velib

Smovengo interdit aux livreurs l'accès aux Vélib'

Smovengo interdit aux livreurs l'accès aux Vélib' - Philippe Lopez

Smovengo a décidé de ne plus permettre aux livreurs de courses ou de repas d'utiliser ses Vélib'. L'entreprise estime qu'aux heures de repas, ils représenteraient 15% de l'activité.

A Paris, l'outil principal du livreur de repas, c'est le vélo. Et quand il n'en a pas, il suffit d'utiliser ceux en libre-service. Cet usage était possible, mais ne l'est plus. Smovengo, la société qui gère le parc Velib' dans la capitale vient de modifier ses conditions générales d'utilisation.

Dans l'article concernant la "disponibilité du service", le service a ajouté un paragraphe explicite.

L’abonnement exclut également l’utilisation du service aux fins de location ou bien encore à des fins de livraison commerciale régulière"
Les livreurs ne pourront plus utiliser de Vélib'
Les livreurs ne pourront plus utiliser de Vélib' © Smovengo

Ainsi, les livreurs d'Uber Eats, de Deliveroo mais aussi de plusieurs enseignes de grande distribution (Monoprix, Spar, Casino ou Franprix) ne peuvent d'ores et déjà plus exercer leur activité en utilisant les vélos mis à la disposition du public. Et selon Smovengo, ils trustent le parc de vélos aux heures de pointe.

"A certaines heures, jusqu'à 15% des courses sont réalisées par des personnes qui ont des comportements qui pourraient être assimilés à celui des livreurs", a déclaré l'entreprise au Parisien.

Cette analyse se base sur les trajets réalisés aux heures du déjeuner et du diner. Ces utilisateurs seraient facilement détectables via les trajets qu'ils effectuent et leurs fréquences à certaines heures. Ces utilisateurs auraient été détectés à cause des nombreux trajets depuis des restaurants de la capitale.

Nous avons contacté Smovengo pour obtenir des informations plus précises sur cette décision d'interdire ces travailleurs précaires d'utiliser ces moyens de transports à la fois publics et privés. L'entreprise ne nous a pas répondu.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco