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Les lignes de ce taxi-drone s'inspirent de la Formule 1

La start-up britannique Vertical Aerospace a testé un prototype de voiture-volante entièrement électrique. L'entreprise croit au potentiel des lignes interurbaines de courte distance.

Les taxis-volants ne sillonnent pas encore les ciels des grandes villes, mais plusieurs entreprises croient en leur potentiel. Vertical Aerospace fait partie des acteurs de ce secteur, même si l'entreprise est moins connue qu'Airbus, Uber, Volocopter ou Rolls Royce, qui ont toutes des projets dans ce domaine. La start-up a récemment testé un prototype de drone à passager unique, sans pilote, sur l'aéroport de Costwold, à 140 kilomètres à l'ouest de Londres (Grande-Bretagne).

Des pointes à 320 km/h

L'appareil se distingue de la concurrence par ses lignes qui ne sont pas sans rappeler l'aérodynamisme des voitures de Formule 1. Nez effilé, cabine très étroite, ce design doit servir les performances de cet engin volant. Le propriétaire de cette nouvelle start-up n'est autre que Stefen Fitzpatrick, un ancien ingénieur de F1. "La technologie que nous utiisions en Formule 1 était trop spécifique pour être reprise dans la défiinition d'une voiture classique. La puissance issue d'un moteur de F1 est souvent plus importante que celle d'un moteur de jet", explique-t-il à l'agence Reuters. En revanche, ces performances peuvent être reprises dans le monde de la voiture volante.

Officiellement, l'aéronef est présenté comme un "eVTOL" (qui signifie electric, Vertical Take-off and Landing pour "électrique, à décollage et atterrissage vertical"). L'engin est idéal pour couvrir de petites distances interurbaines. Le prototype atteint des pointes à 320 km/h pour un poids de 750 kilos.

Avec les routes des grandes agglomérations de plus en plus chargées, Vertical Aerospace met en avant les atouts de son engin qui ne nécessite pas de piste pour s'envoler. Les voies menant aux aéroports sont souvent embouteillées, alors que de nombreux vols en avion ne dépassent pas les 800 kilomètres. Il n'est pas rare de passer plus de temps à rejoindre son terminal qu'à effectuer le trajet dans les airs, souligne la start-up.

Des spécialistes du monde aéronautique

À terme, le taxi-volant devrait pouvoir transporter plusieurs passagers à la fois. Pour la partie technique, Vertical Aerospace a composé ses équipes avec des spécialistes venus d’Airbus, Boeing, Rolls-Royce, Martin Jet Pack, DarkTrace et General Electric, rapporte le site Flight Global. Parmi les défis à relever, les problèmes de réglementation et de sécurité figurent en bonne place. La start-up espère voir son taxi-drone transporter ses premiers passagers dans quatre ans.

Elise Maillard