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Les dos d’âne tuent...en générant davantage de pollution

Un ralentisseur sur la N209, vers Moulins

Un ralentisseur sur la N209, vers Moulins - Wikimedia commons

Les ralentisseurs sur la chaussée provoqueraient un excès de la pollution de l'air, qui est à l'origine de 25.000 décès par an en Angleterre, indique une étude réalisée par un institut de santé britannique.

Si conduire de manière agressive génère une pollution excessive, trop ralentir également. C’est ce qu’indique une étude anglaise réalisée par l’institut national pour la santé et la qualité des soins (Nice). Le fait de trop décélérer puis d’accélérer de nouveau au niveau des ralentisseurs sur la chaussée, ou dos d’âne, serait un facteur particulièrement aggravant pour la qualité de l'air, alors que cette pollution causerait 25.000 décès par an rien qu’en Angleterre. Un chiffre considérable puisqu’en comparaison il y a eu 1732 morts dans des accidents de la route en Grande Bretagne en 2015.

Des zones 30 plutôt que des ralentisseurs

En étant souvent trop surélevés, les dos d’âne pousseraient les conducteurs à freiner brutalement, ce qui génère de la pollution aux particules fines via les frottements des freins et du pneu, puis à ré-accélérer de manière soudaine, là aussi un facteur aggravant pour les émissions.

Plutôt que des ralentisseurs, l’institut britannique préconise donc des solutions pour assurer une circulation fluide, comme un usage plus fréquent des variations de limite de vitesse comme les zones 30, en plus de la limitation à 50 km/h en ville.

Julien Bonnet